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Biden déconseille l'avion ou le métro

Le vice-président américain Joe Biden, connu pour ses gaffes, a déconseillé... (Photo: Reuters)

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Agence France-Presse
Washington

Le vice-président américain Joe Biden, connu pour ses gaffes, a déconseillé jeudi à ses concitoyens de prendre l'avion ou le métro à cause de la grippe porcine, des propos alarmistes qui ont ensuite fait l'objet d'une mise au point de son service de presse.

Dans une interview accordée à la chaîne NBC, M. Biden, à qui l'on demandait s'il déconseillerait aux membres de sa famille de se rendre au Mexique, épicentre de l'épidémie, a répondu: «Je dirais aux membres de ma famille --et c'est ce que j'ai fait--, que je n'irais dans aucun lieu confiné pour l'instant».

«Ce n'est pas le fait d'aller au Mexique, c'est le fait d'être confiné dans un avion. Si quelqu'un éternue, cela se propage dans tout l'appareil», a-t-il dit.

M. Biden a aussi mis en garde contre le métro. «A ce stade, s'ils ont un autre moyen de transport, je ne conseille pas aux gens de prendre le métro», a-t-il dit.

Ces propos, qui vont plus loin que la position des autorités sanitaires américaines, ont ensuite fait l'objet d'une mise au point de la porte-parole de M. Biden, Elizabeth Alexander.

«Le conseil qu'il donne aux membres de sa famille est le même que celui de l'administration à l'ensemble des Américains: éviter tout voyage non indispensable en avion à destination ou en provenance du Mexique», a-t-elle dit. «S'ils sont malades, ils doivent éviter les avions et les autres lieux publics confinés comme le métro», a-t-elle ajouté.

Dans son interview, M. Biden a cependant réitéré l'opposition de l'administration américaine d'une fermeture de la frontière avec le Mexique, soulignant qu'il y avait aussi des cas au Canada et en Europe.

Le président américain, Barack Obama, a promis mercredi que son administration ferait «tout ce qu'il faut» pour réduire l'impact de la grippe porcine mais a souligné que fermer la frontière «serait comme fermer la porte de la grange après que les chevaux se sont échappés» car les Etats-Unis sont déjà touchés par l'épidémie.

L'Association américaine du voyage (US Travel Association), qui regroupe les professionnels du secteur du voyage et du tourisme, a réagi aux propos de M. Biden en mettant en garde les personnalités publiques contre toute remarque susceptible d'«enflammer» les esprits dans une période d'inquiétude.

Son président, Roger Dow, s'appuyant sur les recommandations des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) et sur l'avis d'«un nombre incalculable d'experts», a estimé dans un communiqué que la grippe porcine ne devait pas décourager le public de voyager, aussi bien à l'étranger qu'à l'intérieur des frontières américaines.

«Les responsables élus doivent parvenir à un équilibre délicat en informant les citoyens de manière précise et correcte sur les inquiétudes concernant la santé tout en ne décourageant pas de manière excessive les voyages ou d'autres activités importantes pour l'économie», a-t-il dit.

«Les remarques mesurées et responsables du président Obama sont ce qu'il convient de faire et devraient constituer une ligne directrice utile pour les autres responsables élus», estime-t-il.




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