Un militaire ukrainien et un para-militaire tués en Crimée

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Un homme armé, que l'on croit être un militaire russe, monte la garde à proximité d'une base militaire ukrainienne en banlieue de Simferopol, en Crimée, le 17 mars.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
SIMFÉROPOL

Une fusillade à Simféropol, la capitale de la Crimée, a fait mardi deux morts, un militaire ukrainien et un membre des «forces d'autodéfense» pro-russes, a annoncé une porte-parole de la police locale, citée par l'agence de presse Interfax-Ukraine.

Deux autres hommes, un militaire ukrainien et un paramilitaire pro-russe, ont été blessés, a indiqué la porte-parole, Olga Kondrachova.

Sa version des faits diffère de celle du ministère ukrainien de la Défense, qui n'a fait état que d'un mort et de deux militaires blessés.

Selon le ministère, l'aspirant S. Kakourine a été tué d'une balle tirée dans le coeur au cours de l'assaut de son unité à Simféropol. Le capitaine V. Fedoune a été blessé au cou et au bras et un troisième militaire a été blessé à la tête et à la jambe à coups de matraque.

Le ministère qui, à la suite de cet incident, a autorisé les soldats ukrainiens en Crimée à utiliser leurs armes pour protéger leur vie, a déclaré dans un communiqué que les agresseurs «portant l'uniforme des militaires russes étaient armés de fusils automatiques et d'un fusil à lunette».

La Crimée est contrôlée depuis deux semaines par les forces russes et pro-russes qui encerclent les soldats ukrainiens enfermés dans leurs bases.

La porte-parole de la police a affirmé de son côté que «lors de l'examen des lieux, il a été établi que les tirs ayant visé et les soldats ukrainiens et les membres des forces d'autodéfense étaient partis du même endroit».

Le militaire tué assurait la garde de son unité abritant les services photo du centre militaire de topographie et de navigation, a précisé le porte-parole du ministère ukrainien Vladislav Seleznev.

Tous les militaires qui se trouvaient sur le territoire de cette unité se sont vu confisquer leurs papiers et leurs armes.

«On leur a dit qu'ils étaient arrêtés», a poursuivi le porte-parole, sans être en mesure de préciser leur nombre.

Le commandant de la marine ukrainienne, Serguiï Gaïdouk, a indiqué mardi que «les tentatives de prise d'assaut d'unités militaires avec recours aux armes s'étaient  multipliées» ces derniers jours en Crimée.

Le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a de son côté estimé que le conflit avec la Russie en Crimée passait «de la phase politique à une phase militaire».

Poutine suit l'exemple de l'Allemagne nazie, dit Tourtchinov

Le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov a accusé mardi Vladimir Poutine de suivre l'exemple de l'Allemagne nazie en «annexant» la péninsule ukrainienne de Crimée.

«Les autorités russes ont lancé aujourd'hui un sale jeu pour annexer la Crimée. C'est avec l'annexion de territoires d'autres États par l'Allemagne nazie qu'a commencé la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui Poutine suit l'exemple des fascistes du 20e siècle», a-t-il déclaré au cours d'un point de presse.

Les dirigeants occidentaux et Kiev condamnent le rattachement de la Crimée

Les grands pays occidentaux et l'Ukraine ont fermement condamné mardi le rattachement de la Crimée à la Russie comme contraire au droit international, menaçant de renforcer l'isolement de Moscou par des sanctions supplémentaires.

- Le président des États-Unis, Barack Obama, a invité les dirigeants du G7 et de l'Union européenne à se réunir la semaine prochaine à La Haye afin d'examiner les «décisions que le G7 pourrait prendre pour répondre à l'évolution de la situation et soutenir l'Ukraine».

- Joe Biden, le vice-président américain, a qualifié l'action de la Russie en Crimée de «confiscation de territoire». «L'isolement politique et économique de la Russie ne peut qu'augmenter si elle poursuit dans la même voie, et elle verra en fait de nouvelles sanctions de la part des États-Unis et de l'UE», a-t-il assuré.

- «L'UE ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée et de Sébastopol par la Fédération de Russie», ont déclaré les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy. «La souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de l'Ukraine doivent être respectées».

- Angela Merkel, la chancelière allemande, a jugé que l'intégration de la Crimée était «contre le droit international». «Parallèlement aux sanctions prises, nous allons privilégier le dialogue, nous allons privilégier la discussion», a-t-elle cependant ajouté, souhaitant «une évolution positive en Ukraine en particulier pour la préparation de l'élection» présidentielle anticipée du 25 mai.

- François Hollande, président français, a appelé à «une réponse européenne forte et coordonnée». «La France ne reconnaît ni les résultats du référendum tenu en Crimée le 16 mars dernier, ni le rattachement de cette région d'Ukraine à la Russie», a-t-il dit.

- Pour le président ukrainien Olexandre Tourtchinov, «l'Ukraine et le monde entier ne reconnaîtront jamais l'annexion du territoire ukrainien».

-  Olexandre Tourtchinov a accusé  Vladimir Poutine de suivre l'exemple «des fascistes du 20e siècle». «C'est avec l'annexion de territoires d'autres États par l'Allemagne nazie qu'a commencé la Seconde Guerre mondiale», a-t-il dit.

- «Le conflit passe de la phase politique à une phase militaire», a estimé le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk, après des tirs russes en Crimée sur des soldats ukrainiens, qui ont fait un mort, selon le ministère ukrainien de la Défense en Crimée .

- Pour le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt  le président russe Vladimir Poutine confirme «sa volonté de défier le droit international et l'ordre mondial».




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