Le Conseil de sécurité de l'ONU pourrait voter le 11 novembre sur la candidature des Palestiniens à un siège permanent à l'organisation, a-t-on appris mercredi auprès d'un diplomate occidental de haut rang.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«De nouvelles discussions auront lieu le 11 novembre avec, peut-être bien, un vote» qui marquerait la fin du processus d'examen de la candidature palestinienne, a souligné ce diplomate devant la presse.

Une réunion d'information des quinze pays membres du Conseil de sécurité sur l'état d'avancement de l'examen de la candidature palestinienne s'est déroulée mardi d'une façon «harmonieuse», a-t-il expliqué.

Il y aura encore une réunion au niveau des ambassadeurs le 3 novembre puis une réunion formelle le 11 novembre qui, si les Palestiniens le souhaitent, pourrait déboucher sur une mise au vote, a-t-il poursuivi.

Mais les Palestiniens ne peuvent pas compter à l'heure actuelle sur les neuf votes nécessaires au Conseil de sécurité pour qu'une recommandation positive soit transmise à l'Assemblée générale, a expliqué ce diplomate.

«Tout est entre les mains des Palestiniens. S'ils veulent retarder le processus de deux semaines, nous nous y conformerons», a-t-il dit.

Les États-Unis ont déjà averti qu'ils opposeraient leur veto à la demande palestinienne si nécessaire. Résolus à bloquer la démarche palestinienne, ils déploient d'intenses efforts pour empêcher les Palestiniens d'obtenir les 9 voix nécessaires, et s'épargner ainsi un nouveau veto au bénéfice d'Israël, qui écornerait encore davantage leur image dans le monde arabe.

La voie du Conseil de sécurité étant promise de toute façon à un échec, les Palestiniens ont déjà indiqué qu'ils pourraient ensuite se retourner vers un vote à l'Assemblée générale - où un veto n'est pas possible - pour y obtenir un statut intermédiaire «d'État observateur non membre».

Les Palestiniens bénéficient actuellement d'un simple statut «d'entité observatrice». Un statut d'État non membre leur ouvrirait la voie pour devenir membre d'agences de l'ONU ainsi que de la Cour pénale internationale (CPI).