Quatre Égyptiens ont été tués lundi dans des affrontements entre partisans et adversaires du président destitué Mohamed Morsi, trois à Qalioub, à la périphérie nord du Caire et un dans la capitale, selon des sources de sécurité et médicale.

Mis à jour le 22 juill. 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

Deux ont été tués dans les affrontements à Qalioub, tandis qu'un troisième, qui tentait de fuir, a été écrasé par un train, ont précisé à l'AFP des sources de sécurité.

Ces décès s'ajoutent à celui d'un homme de 20 ans qui a succombé à ses blessures par balle dans des affrontements aux abords de la place Tahrir dans le centre du Caire, selon des sources hospitalières.

Vingt-six autres personnes ont été blessées dans les heurts près de Tahrir, principalement par des tirs de chevrotine, a indiqué à l'AFP Mohamed Soltan, chef adjoint des services d'urgence au ministère de la Santé.

Des groupes de partisans des deux camps se sont affrontés par jets de pierres, et, selon les services de secours, des tirs de chevrotine. La police est intervenue en tirant des grenades lacrymogènes à partir de fourgons blindés.

Des heurts sporadiques se poursuivaient en fin d'après-midi aux abords de la place, épicentre de la contestation qui avait chassé le président Hosni Moubarak en 2011.

Les affrontements ont éclaté au passage près de Tahrir d'un cortège de partisans du président islamiste renversé le 3 juillet avec des groupes d'opposants à M. Morsi, présents depuis plusieurs semaines sur la place.

Les tensions politiques en Égypte depuis la fin du mois de juin, avec des manifestations monstres pour exiger le départ de M. Morsi, puis son renversement par l'armée, se sont traduits par de nombreux affrontements qui ont fait quelque 150 morts et des centaines de blessés, au Caire et en province.

Les partisans de M. Morsi exigent son retour en faisant valoir qu'il est le premier président démocratiquement élu du pays. Ses adversaires l'accusent d'avoir cherché à monopoliser le pouvoir au profit de sa formation, les Frères musulmans.

Le gouvernement de transition dirigé par Hazem Beblawi, qui s'est réuni pour la première fois dimanche, a appelé «tous les partis politiques à exprimer leurs opinions de manière pacifique».