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Des milices libyennes accusées de «crimes de guerre»

Depuis la chute du dirigeant Mouammar Kadhafi en... (PHOTO GIANLUIGI GUERCIA, ARCHIVES AFP)

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Depuis la chute du dirigeant Mouammar Kadhafi en octobre 2011, le pays est sous la coupe des milices, les autorités étant incapables de les contrôler.

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Agence France-Presse
TRIPOLI

Human Rights Watch a accusé lundi des milices libyennes d'avoir mené des attaques assimilables «à des crimes de guerre» contre des civils durant cinq semaines de combats à Tripoli.

De la mi-juillet à la fin août, des combats ont opposé des milices rivales pour le contrôle de la capitale libyenne, notamment de l'aéroport international.

À l'issue de ces affrontements meurtriers, Fajr Libya, une alliance hétéroclite de miliciens, dont des islamistes, conduite par des groupes armés de la ville de Misrata (à l'est de Tripoli), a réussi à prendre le contrôle de Tripoli après en avoir chassé des milices rivales de Zenten (à l'ouest de Tripoli) et leurs alliés.

Les milices «ont mené des attaques contre des civils et des biens à caractère civil, qui, dans certains cas, pourraient constituer des crimes de guerre», a indiqué l'organisation de défense des droits de l'homme dans un communiqué.

Selon HRW, les milices ont arrêté des civils et ont pillé, incendié ou détruit des propriétés privées.

«Les commandants (des milices) des deux côtés doivent contenir leurs forces et mettre fin au cycle des abus sous peine d'être en première ligne pour d'éventuelles sanctions et des poursuites internationales», a déclaré dans le communiqué Sarah Leah Whitson, directrice pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

«Toutes les parties du conflit, ainsi que le gouvernement libyen doivent respecter leur obligation de protéger les civils (...) et tenir leurs forces responsables des crimes qu'ils commettent», a-t-elle ajouté.

HRW accuse notamment les milices de «tirs sans discernement», ayant fait des victimes parmi les civils.

Après avoir pris le dessus à Tripoli, les milices de Fajr Libya «ont commis d'autres violations, contre des journalistes, des responsables gouvernementaux et des civils ordinaires soupçonnés de soutenir ou de sympathiser» avec leurs rivaux, a ajouté HRW.

L'organisation accuse encore Fajr Libya d'avoir attaqué la télévision privée Al-Aseema suspendant sa diffusion et d'avoir incendié la maison du directeur de la chaîne qui avait affiché son hostilité à l'opération contre les Zentanis.

Trois employés de la chaîne, enlevés par les milices, sont toujours portés disparus, selon HRW.

L'ONU a estimé la semaine dernière à 100 000 le nombre de Libyens déplacés par les combats et à 150 000 personnes ceux qui ont quitté le pays, dont de nombreux travailleurs étrangers, entre la mi-mai et fin août.

Depuis la chute du dirigeant Mouammar Kadhafi en octobre 2011, le pays est sous la coupe des milices, les autorités étant incapables de les contrôler.




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