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Les médecins syriens épuisés et privés de moyens

Faute de moyens, ces professionnels de la santé... (PHOTO JOSEPH EID, AFP)

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Faute de moyens, ces professionnels de la santé peinent, entre autres, à pouvoir aider des patients qui souffrent de certaines maladies chroniques.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

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La Presse Canadienne

La population de la Syrie doit non seulement composer avec la guerre et des défis immenses au chapitre de l'approvisionnement alimentaire, mais également avec une véritable crise médicale.

C'est le constat qui s'est progressivement imposé dans l'esprit du secrétaire général et chef de la direction de la Croix-Rouge canadienne, Conrad Sauvé, lors de son récent passage à Damas et dans ses environs.

Il a alors remarqué que les médecins doivent y pratiquer dans des conditions abominables.

M. Sauvé a notamment pu constater que «plusieurs d'entre eux ont été ciblés durant les combats».

En outre, Conrad Sauvé a observé que, faute de moyens, ces professionnels de la santé peinent à pouvoir aider des patients qui souffrent de certaines maladies chroniques.

Il a cité en exemple l'asthme. Il a indiqué qu'il y a de multiples cas dans les cliniques pour enfants. Il a précisé qu'auparavant, des inhalateurs étaient fabriqués en Syrie et que c'était relativement simple de s'en procurer. Cependant, d'après lui, «ils ne sont désormais plus disponibles ou ils sont vendus à des coûts exorbitants».

M. Sauvé a soutenu que les médecins sont à la fois frustrés et las de ne pas pouvoir fournir les soins, les services et les médicaments nécessaires au mieux-être de leur clientèle.

Dans ce contexte pénible, ils sont nombreux à vouloir jeter l'éponge et «ceux qui s'accrochent sont à bout», selon lui.

Conrad Sauvé a souligné que, sur au moins un point, les professionnels de la santé ne diffèrent pas réellement de leurs patients.

Peu importe leur statut, les Syriens se désolent tous de constater qu'à l'échelle internationale, leur drame tend à émouvoir de moins en moins les spectateurs qui y assistent impuissants.

Le secrétaire général et chef de la direction de la Croix-Rouge canadienne a déclaré «qu'on s'habitue malheureusement au conflit et qu'on y porte une plus faible attention, et ce, même si c'est vraiment un des drames humanitaires les plus importants qui se passent actuellement en terme de volume de population affectée».




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