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Bachar al-Assad n'a «pas d'avenir» en Syrie

Le président syrien Bachar al-Assad.... (PHOTO ARCHIVES AFP/SANA)

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Le président syrien Bachar al-Assad.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Catherine RAMA, Nicolas REVISE
Agence France-Presse
PARIS

L'opposition syrienne et les pays qui la soutiennent ont affirmé dimanche que Bachar al-Assad n'avait «pas d'avenir» en Syrie, à l'issue d'une réunion à Paris qui n'a pas clarifié la question de la participation de l'opposition à la conférence de paix prévue dans dix jours  en Suisse.

«Nous sommes tous d'accord pour dire qu'il n'y a pas d'avenir pour Bachar al-Assad et pour sa famille en Syrie. Son départ est inexorable», a souligné le président de la Coalition nationale syrienne, Ahmad Jarba, à l'issue de la réunion.

«Ce fait bénéficie de l'unanimité claire et nette du groupe des Amis de la Syrie», a-t-il ajouté, qualifiant le moment de «tournant historique» et d'«étape importante sur la route qui mène au départ du régime en place».

Les ministres des Affaires étrangères des Onze membres des Amis de la Syrie (Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, France, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Égypte, Jordanie, États-Unis, Turquie) ont exhorté tout au long de la réunion leurs interlocuteurs syriens à participer à la conférence de paix dite Genève-2.

«Nous avons expliqué encore et encore aux représentants de l'opposition que le fait de ne pas prendre part à la conférence contribuerait à un échec des discussions ou les empêcherait d'avoir lieu. J'espère que nous avons réussi à les convaincre», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.

«Il importe que Genève-2 se réunisse. Il n'y a pas d'autre solution au drame syrien que la solution politique», a insisté le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, alors que dans leur déclaration finale, les Onze demandent «instamment» à la Coalition de se rendre en Suisse.

Quarante-huit heures de débats houleux à Istanbul cette semaine n'ont pas permis à la Coalition de prendre une décision sur sa participation. Elle doit à nouveau se réunir le 17 janvier.

De son côté, le régime syrien répète que Damas n'ira pas à Genève «pour remettre le pouvoir à qui que ce soit ni faire de transactions avec qui que soit» et qu'il revient à Bachar al-Assad de mener la transition, en cas d'accord en Suisse.

Lors de la réunion de Genève-1, en juin 2012, les participants s'étaient mis d'accord sur la formation d'un gouvernement de transition tout en passant sous silence le sort de M. Assad.

L'objectif de Genève-2, défini par l'ONU, est de discuter d'un processus de transition politique avec la formation d'un gouvernement provisoire, composé de membres du régime et de l'opposition, doté des pleins pouvoirs exécutifs.

La Coalition exige, avant le début des négociations, la cessation du recours aux armes lourdes par le régime et la mise en place de couloirs humanitaires.

Affrontements entre rebelles et jihadistes

Plus de 130 000 personnes, dont plus de 7000 enfants, ont été tuées dans les combats entre rebelles et régime depuis mars 2011, qui ont provoqué l'exode de millions de déplacés et de 2,4 millions de réfugiés.

«Des villages, des villes, des familles sont bombardés alors que nous parlons. Il est difficile (pour l'opposition) de s'asseoir et de discuter avec le régime d'Assad (...). Mais c'est le seul moyen de résoudre la crise», a souligné le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague.

La multiplication des bombardements des troupes de Bachar al-Assad sur Alep (nord), expliquent les fortes réticences de plusieurs tendances de la Coalition à aller négocier.

Sur le terrain, l'opposition armée se bat aussi depuis une semaine contre ses ex-frères d'armes, les jihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), accusés d'exactions. Ce conflit interne a fait en huit jours plus de 700 morts et des centaines de disparus, dans le nord.

Les Onze ont aussi réaffirmé leur «soutien» à la Coalition et condamné «dans les termes les plus forts les atrocités commises quotidiennement par le régime contre le peuple, avec le soutien du Hezbollah (mouvement chiite libanais)et d'autres groupes étrangers».

D'intenses échanges diplomatiques sur le processus de paix au Proche-Orient sont aussi prévus dimanche et lundi à Paris. Le secrétaire d'État américain, John Kerry, doit rencontrer lundi son homologue russe Sergueï Lavrov, avec au menu la participation éventuelle à Genève-2 de l'Iran qui n'a pas été invité par l'ONU. L'Iran, allié de Damas, prédit un échec des pourparlers s'il n'y assiste pas.




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