La vie des jeunes Chinois en ville est complètement différente de celle de leurs semblables qui habitent à la campagne, bien que ces derniers se soient sortis de la pauvreté. «En Chine, si on est né en dehors des grandes villes, c'est difficile d'y vivre. C'est comme immigrer aux États-Unis d'un pays du tiers monde», lance Nels Frye, blogueur et éditeur américain qui habite Pékin.

Mis à jour le 21 févr. 2010
Émilie Côté LA PRESSE

Au milieu des années 80, un citadin gagnait en moyenne 1,85 fois plus qu'un habitant de la campagne, mais ce rapport a bondi à 3,21 en 2004, puis à 3,28 en 2006. Selon les statistiques officielles de 2007, 56,1% de la population chinoise réside en zone rurale, soit 737,42 millions de personnes.

 

Les parents de Mine, guide touristique de Pékin âgée 24 ans, ont pleuré quand elle a quitté le nord de la Chine pour la ville. «Mes parents sont plus fermés que moi. Ils n'ont pas eu d'éducation», nous explique-t-elle en route pour la Grande Muraille.

Mine a 24 ans. Elle a des colocataires. Dans son cellulaire, il y a des chansons de Pink, de Mariah Carey et des Black Eyed Peas. Comparativement à ses amis d'enfance, elle n'est pas encore mère. «En ville, les gens ont leurs enfants plus tard.»

«Ma grand-mère ne m'aimait pas quand j'étais petite, dit-elle le plus simplement du monde. Avant, les familles voulaient des garçons. Plus maintenant, les choses ont changé.»