(Sydney) Le Mardi gras de Sydney, l’une des plus importantes parades de la fierté du monde, s’est déroulé comme prévu samedi en dépit d’un changement de lieu lié aux mesures sanitaires anti-COVID-19 prises par les autorités.  

Agence France-Presse

Cette marche des libertés, qui célèbre la communauté LGBTQ (lesbiennes, gais, bisexuels, trans, queers) et se déroule traditionnellement dans le centre-ville, était organisée cette année au Sydney Cricket Ground (SCG), le grand stade de Sydney.

Quelque 36 000 spectateurs étaient réunis dans l’enceinte pour assister à la parade de quelque 5000 fêtards formant un cortège haut en couleur et fort en musique.

PHOTO DAVID GRAY, AGENCE FRANCE-PRESSE

Présent au cœur du défilé, le DBushan Joshi, l’un des professionnels de santé en première ligne dans la crise sanitaire, a expliqué à l’AFP combien il était « incroyable de voir autant de personnes réunies pour faire la fête et en toute sécurité au SCG ».

Bien que musicale et dansante, agrémentée de feux d’artifice, cette édition du Mardi gras de Sydney, organisée selon un protocole sanitaire strict, était loin toutefois d’avoir l’allure des traditionnelles parade de la fierté australiennes, selon plusieurs participants.

Le défilé officiel ayant été contraint de quitter la rue pour cause de COVID-19, une manifestation séparée avait été organisée par quelques centaines de militants sur le trajet habituel.

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Des manifestants ont marché sur la rue Oxford Street.

Organisateur de cette marche parallèle, Charlie Murphy a déclaré à l’AFP que la manifestation de rue faisait partie intégrante du Mardi gras de Sydney, et qu’elle était particulièrement importante dans la lutte pour les droits des groupes marginalisés.

« La protestation devra toujours continuer à faire partie de ce qu’est le Mardi gras dans les années à venir, que ce soit dans le défilé lui-même ou dans le festival plus large », a-t-il déclaré.

Dans toute la ville, nombreux sont les habitants à avoir fait la fête dans les bars et les pubs, l’État de Nouvelle-Galles du Sud (dont Sydney est la capitale) ayant passé 48 jours sans nouveau cas de contamination par le coronavirus.

Cet évènement festif, né en 1978 comme un défilé revendicatif pour les droits des homosexuels, se voulait aussi une célébration des bons résultats obtenus par l’Australie dans la lutte contre la COVID-19, 29 000 cas et 909 décès liés au virus ayant été enregistrés dans le pays qui compte 25 millions d’habitants.