(Séoul) La Corée du Sud a annoncé mardi être touchée par l’épidémie de peste porcine africaine (PPA), qui a déjà décimé de nombreux cheptels, notamment en Chine et en Corée du Nord, et entraîné une hausse des prix du porc à travers le monde.  

Agence France-Presse

Cinq porcs ont été retrouvés morts après avoir été infectés par le virus, dans une exploitation de Paju, une ville située à la frontière inter-coréenne, a déclaré à l’AFP un responsable du ministère sud-coréen de l’Agriculture.

«Pour le moment, il est trop tôt pour dire que cela vient (de la Corée) du Nord», a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Agriculture sud-coréen, Kim Hyun-soo, a annoncé que 3950 porcs provenant de trois fermes de Paju seront abattus.  

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Kim Hyun-soo

La Corée du sud a relevé au maximum son niveau d’alerte aux maladies animales et interdit toute circulation de porcs pendant 48 heures.

Le virus, particulièrement virulent et pour lequel il n’existe aucun traitement, entraîne des hémorragies mortelles pour les cochons et les sangliers, qui peuvent être fatales en quelques jours.  

L’abattage du bétail contaminé est le seul moyen de prévenir la propagation de l’épizootie.

La confirmation d’un premier foyer de grippe porcine en Corée du Sud intervient trois mois après que la Corée du Nord a déclaré le décès de des dizaines de porcs, en raison de cette maladie, dans une ferme située près de la frontière chinoise.

En juin, Séoul avait indiqué que le virus allait « très probablement » se propager à travers le pays par le nord. Des clôtures avaient été érigées dans les fermes situées le long de la frontière afin d’empêcher tout contact entre les porcs et les sangliers.

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La Corée du Sud compte quelque 6700 exploitations porcines, représentant environ 40% du secteur de l’élevage.

La peste porcine africaine, qui a fait son apparition pour la première fois en Asie en août 2018, est notamment présente au Cambodge, aux Philippines, en Chine, en Corée du Nord, au Laos, en Mongolie, au Vietnam, en Birmanie et en Corée du Sud. 

En Chine, l’épidémie a fait flamber les prix du porc, la viande la plus consommée dans le pays, de 46,7% sur un an.  

L’Agence des Nations unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) a appelé début août à un renforcement de la surveillance des frontières pour endiguer la propagation de cette maladie.