(N’Djamena) Vingt-deux personnes ont été tuées depuis juin au Tchad à cause de pluies diluviennes, et plus de 110 000 sont sinistrées, selon un rapport de l’ONU consulté vendredi par l’AFP.

Publié le 19 août
Agence France-Presse

« Des pluies torrentielles ont tué 22 personnes et détruit plus de 2200 hectares de terres agricoles », a souligné le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

« Plus de 110 000 personnes sont sinistrées », a poursuivi Ocha.

La capitale N’Djamena, qui se trouve près de la rivière Chari, est la plus touchée par les intempéries, avec plus de 41 000 sinistrés.

La région est régulièrement touchée par les inondations. En août 2020, plus de 11 500 personnes avaient été déplacées à la suite de fortes pluies dans la capitale tchadienne.

Selon les Nations unies, en 2021, 5,5 millions de Tchadiens, soit plus du tiers de la population de ce pays enclavé d’Afrique centrale, avaient besoin d’une « aide humanitaire d’urgence ».

Une situation qui s’est aggravée en raison de la guerre en Ukraine où la Russie a imposé un blocus sur les céréales ukrainiennes. Le Tchad, qui a connu de nombreux conflits armés sur son territoire depuis son indépendance de la France en 1960, est le troisième pays le moins développé au monde selon l’ONU.  

Début juin, les autorités tchadiennes avaient décrété « l’urgence alimentaire » en raison de la « détérioration constante de la situation alimentaire et nutritionnelle ».