(Ouagadougou) L’armée du Burkina Faso a affirmé vendredi avoir tué une centaine de « terroristes » lors de diverses opérations menées du 15 juillet au 15 août dans plusieurs régions du pays.

Publié le 19 août
Agence France-Presse

Une opération menée le 8 août contre des djihadistes présumés qui avaient tenté d’attaquer le détachement militaire de Kelbo dans la région du Nord, a d’abord permis de « neutraliser au moins 50 terroristes », selon un communiqué de l’état-major des armées.

Une contre-offensive le même jour, soutenue par l’aviation, a ensuite permis de « neutraliser au moins 34 terroristes et de récupérer leur logistique », précise le texte.

Quatre soldats et neuf supplétifs civils de l’armée ont également trouvé la mort lors de cette opération, selon l’armée qui précise que « la prompte contribution du partenaire français a permis l’évacuation diligente des blessés vers les centres de santé ».

Des « opérations de ciblage » conduites dans d’autres régions dont celles du Nord, de l’Est, du Centre-est, du Sahel et du Centre-ouest, ont permis de « neutraliser » une trentaine de « terroristes » et de détruire des bases logistiques, ajoute le communiqué.  

L’armée a également affirmé avoir assuré des escortes de commerçants pour approvisionner en marchandises plusieurs localités, dont certaines soumises à un blocus de groupes djihadistes.

Fin juillet, 130 camions de ravitaillements ont ainsi été convoyés jusqu’à Djibo, chef-lieu de la province du Soum, l’une des plus touchées par les violences djihadistes, selon l’état-major.

« Grâce aux efforts des armées de l’air du Burkina et du Niger, plusieurs tonnes de vivres et denrées diverses » ont également été convoyées au profit d’autres localités, dont celle de Sebba, où des habitants avaient déclaré être menacés de famine, indique-t-il.

Le Burkina Faso, où des militaires ont pris le pouvoir en janvier en promettant de faire de la lutte antidjihadiste leur priorité, est confronté comme plusieurs pays voisins à la violence de mouvements armés djihadistes affiliés à Al-Qaïda et au groupe État islamique, qui y ont fait depuis 2015 des milliers de morts et quelque deux millions de déplacés.

Plus de 40 % du territoire du Burkina Faso est hors du contrôle de l’État, selon des chiffres officiels, et les attaques se sont multipliées depuis le début de l’année.