Le convoi transportant le chef du principal parti d’opposition au Zimbabwe, Nelson Chamisa, a été attaqué lundi par des partisans présumés du parti au pouvoir, et des membres de sa sécurité ont été blessés, a indiqué son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

Agence France-Presse

M. Chamisa « n’a pas été blessé, mais ses agents de protection rapprochée et de sécurité ont été blessés » et hospitalisés, a déclaré à l’AFP Fadzayi Mahere, porte-parole du MDC.

M. Chamisa se rendait à une réunion avec des dirigeants communautaires dans la région de Masvingo (Sud), lorsqu’une foule a barricadé les routes. Environ 200 villageois, soupçonnés d’avoir été mobilisés par la Zanu-PF, le parti au pouvoir, ont alors lancé des pierres sur le convoi, selon le MDC.

« Cette violence politique est extrêmement préoccupante et constitue un acte de désespoir évident de la part d’un régime illégitime et en faillite, qui a échoué », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le porte-parole du gouvernement, Nick Mangwana, a pour sa part qualifié l’attaque de « cinéma » mis en scène.

Les tensions politiques ont augmenté au Zimbabwe avant les élections générales prévues en 2023. M. Chamisa devrait s’opposer pour la seconde fois à l’actuel président Emmerson Mnangagwa.

Le mois dernier, 19 personnes, dont 10 journalistes, ont été arrêtées lors d’une manifestation devant la commission électorale dans la capitale Harare.