(Harare) Le parlement zimbabwéen a interdit mardi aux fidèles non vaccinés contre la COVID-19 d’assister aux offices religieux, dernière d’une série de mesures visant à doper la campagne de vaccination.

Agence France-Presse

Le pays du sud de l’Afrique a déjà rendu le vaccin obligatoire pour les fonctionnaires et les enseignants en septembre.

Il est aussi nécessaire pour pouvoir vendre sur les marchés, faire du sport en salle, se rendre au restaurant et passer des examens universitaires.

« Concernant les églises, le conseil des ministres a décidé que seuls les fidèles vaccinés pourront s’y rendre », a indiqué le conseil après s’être réuni.

Les centres de vaccination du Zimbabwe, mal approvisionnés, peinent à répondre à la demande, poussée par les restrictions liées à la pandémie de coronavirus.

Le pays s’appuyait jusqu’ici sur des vaccins produits en Chine, en Inde et en Russie, mais il a récemment approuvé en urgence le vaccin Johnson & Johnson.

Un peu plus de 2,8 millions des 15 millions de Zimbabwéens ont pour l’instant reçu une première dose de vaccin.

Le Zimbabwe a recensé plus de 126 300 cas de coronavirus et au moins 4543 morts depuis le début de la pandémie.

La Cour suprême a rejeté mardi une requête du Congrès des syndicats du Zimbabwe contre la vaccination obligatoire des travailleurs.