(Washington) Les États-Unis ont annoncé jeudi avoir mené deux frappes aériennes contre des experts en explosifs des djihadistes shebab affiliés à Al-Qaïda, avant le retrait annoncé de la majorité des forces américaines au sol.

Agence France-Presse

Les frappes, menées dans les environs de Jilib (sud), ont permis d’éliminer « des terroristes connus pour jouer un rôle important dans la production d’explosifs pour les shebab », a précisé dans un communiqué le commandement américain pour l’Afrique (Africom).  

« Nous continuerons à faire pression sur le réseau des shebab. Ils continuent de nuire à la sécurité somalienne et doivent être contenus et réprimés », a déclaré le général et commandant de l’Africom Stephen Townsend.

L’armée américaine affirme que selon les premières constatations, aucun civil n’a été blessé ou tué.  

Le chef des forces spéciales en Afrique, le général Dagvin Anderson, a indiqué qu’il entendait ainsi protéger le retrait de ses soldats, qui forment et conseillent l’armée somalienne.

« Cette frappe devrait démontrer à tout ennemi que nous soutenons nos partenaires et que nous défendrons vigoureusement nos forces ainsi que nos partenaires au cours de ce repositionnement et des futures opérations », a-t-il déclaré.

Le président sortant des États-Unis Donald Trump a ordonné début décembre le retrait de la « majorité » des 700 soldats américains déployés en Somalie « d’ici début 2021 », juste avant son propre départ du pouvoir.

Les shebab restent « un dangereux affidé d’Al-Qaïda », a déclaré le général Townsend. « Nous nous repositionnons mais nous conserverons la capacité de frapper cet ennemi. »

Affiliés à Al-Qaïda, les shebab, qui comptent de 5000 à 9000 combattants, constituent de très loin le principal groupe islamiste radical dans ce pays de la corne de l’Afrique.  

Selon un récent rapport de l’inspecteur général du Pentagone, le groupe « continue à s’adapter, à résister, et reste capable d’attaquer les intérêts occidentaux et leurs partenaires en Somalie et en Afrique de l’Est ».