(Addis Abeba) Le nombre moyen de personnes quotidiennement testées positives à la COVID-19 en Afrique a diminué la semaine dernière, ce qui offre un « signe d’espoir » au continent dans son combat contre la maladie, a annoncé jeudi le directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de l’Union africaine.

Agence France-Presse

La moyenne en Afrique la semaine dernière était de 10 300 nouveaux cas par jour, contre 11 000 la semaine précédente, a indiqué le directeur du CDC Afrique, John Nkengasong, lors d’une conférence de presse à Addis Abeba.

« Nous avons commencé à lentement aplatir la courbe », a-t-il déclaré, précisant que les officiels accueillaient la nouvelle de cette légère amélioration avec « un optimisme prudent ».

« Il est (encore) très, très tôt. Nous avons affaire à un virus très sensible qui se répand très rapidement, mais il est important d’identifier ces tendances légères qui sont positives », a-t-il ajouté.

L’Afrique avait recensé jeudi matin 1 147 369 cas de nouveau coronavirus, dont la moitié en Afrique du Sud, qui comptabilise le cinquième plus grand nombre de cas au niveau mondial.

L’Afrique du Sud a vu ces derniers jours son nombre quotidien de nouveaux cas chuter d’un maximum de 12 000 par jour à en moyenne 5000, ce qui explique largement la baisse à l’échelle continentale.

Mais M. Nkengasong a souligné que des « tendances similaires » étaient observées en Afrique centrale et de l’Ouest.

« C’est une bonne chose, qui suggère que nous faisons ce qu’il faut sur le continent », a-t-il noté.

M. Nkengasong a aussi annoncé que l’Afrique avait dépassé le cap des 10 millions de tests, suggérant que des progrès avaient été faits pour améliorer les capacités limitées de dépistage du continent.

Mais il a aussi admis que le nombre de tests restait toujours bien en deçà de ce qu’il faudrait pour avoir une idée plus exacte de la progression de la pandémie en Afrique.

Le CDC Afrique avait annoncé la semaine dernière qu’il lancerait prochainement une large campagne de tests sérologiques à la recherche d’anticorps, à laquelle participeront dans sa première phase sept pays : le Liberia, la Sierra Leone, la Zambie, le Zimbabwe, le Cameroun, le Nigeria et le Maroc.

Même si les données restent limitées, les responsables sanitaires africains sont de plus en plus convaincus, selon M. Nkengasong, que la plupart des cas de nouveau coronavirus sur le continent sont asymptomatiques-lui-même estimant cette proportion entre 70 et 80 % -et que la mortalité reste relativement basse.

« C’est certain, notre nombre de morts […] n’est pas aussi élevé que dans d’autres parties du monde », a-t-il déclaré, expliquant que le taux de mortalité en Afrique était estimé à 2,3 % et que rien ne suggérait que ce chiffre soit loin de la réalité.