Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, est rentré au pays, a annoncé mardi la télévision d'État, après qu'il eut écourté une tournée internationale en raison de manifestations antigouvernementales brutalement réprimées.

Mis à jour le 22 janv. 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

La police et l'armée avaient lancé une vaste opération contre les personnes suspectées d'animer la contestation, les militants d'oppositions et les organisateurs d'une grève la semaine précédente.

Le mécontentement est dû à une forte hausse du prix des carburants, dans un pays où la pauvreté est endémique.

Au moins 12 personnes ont été tuées et 78 blessées par balle la semaine dernière, selon le Forum des ONG des droits de l'homme au Zimbabwe, une coalition d'organisations qui a recensé plus de 240 cas d'agressions et tortures.

«Je suis heureux que le pays soit calme. Il faut que notre peuple se concentre sur son travail», a déclaré le chef de l'État.

Revenant sur la coupure d'internet tentée par le gouvernement, mais déclarée illégale par la Cour suprême lundi, le président a dit souhaiter un retour à la normale.

«Il y a des moyens de communication. Nous voulons un Zimbabwe développé», a-t-il affirmé.

L'accès à internet et les réseaux sociaux fonctionnaient normalement mardi matin.