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Tchad : un ancien gouverneur coupable de « détentions arbitraires »

Un commandant de la gendarmerie de cette région,... (PHOTO LES NEUHAUS, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

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Un commandant de la gendarmerie de cette région, en fuite, a été condamné à la même peine de 5 ans de prison ferme et un mandat d'arrêt va être lancé contre lui.

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Agence France-Presse
N'Djamena

Un ancien gouverneur d'une région du sud du Tchad, le Logone Oriental, a été condamné jeudi à N'Djamena à cinq ans de prison fermes pour des violences commises contre un avocat et ses clients.

Un commandant de la gendarmerie de cette région, en fuite, a été condamné à la même peine de 5 ans de prison ferme et un mandat d'arrêt va être lancé contre lui.

Trois gendarmes ont pour leur part été condamnés à 6 ans de prison et radiés.

Les prévenus ont été condamnés, entre autres charges, pour «destruction des biens, outrage à magistrat, rébellion, discrédit sur les décisions judiciaires, détentions arbitraires, attentat à la liberté».

L'avocat victime des violences, Me Doumra Manassé, a annoncé qu'il allait faire appel de ce jugement «dès demain» vendredi. «Je ne suis pas satisfait du verdict», a-t-il dit.

Il a estimé que l'affaire aurait dû «être jugée par la Cour criminelle», l'équivalent des assises au Tchad, et pas «au niveau correctionnel» comme cela a été le cas au Tribunal de grande instance de N'Djamena.

Le 22 mai, Me Doumra Manassé, avocat à Doba, chef-lieu du Logone Oriental (sud), avait été victime de tirs par des gendarmes sur sa voiture alors qu'il transportait trois clients relaxés. Ces derniers avaient ensuite été bastonnés et emmenés dans les locaux de la gendarmerie de Doba, selon lui.

Après l'envoi d'une mission d'enquête du ministère de la Justice à Doba qui avait recommandé le départ du gouverneur et du commandant de gendarmerie de la région, le gouverneur Adam Nouki Charfadine avait été démis de ses fonctions le 6 juin par le président Idriss Déby.

Cette affaire avait entraîné un mouvement de grève des magistrats, avocats, notaires et huissiers de justice, qui réclamaient le limogeage du gouverneur, ainsi que celui «des autorités militaires et civiles» impliquées dans les violences.

Le mouvement avait été interrompu après l'interpellation du gouverneur et de plusieurs gendarmes mi-juin.




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