Les équipes de secours étaient à la recherche de survivants après qu'un immeuble de sept étages se soit effondré vendredi à Nairobi en raison d'inondations, a annoncé la Croix-Rouge kényane, selon laquelle 44 personnes ont déjà été extraites vivantes des décombres.

Publié le 29 avr. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

Une porte-parole de la Croix-Rouge n'a par ailleurs pas confirmé les propos de médias locaux selon lesquels au moins trois personnes ont été tuées dans l'effondrement. « Il est trop tôt pour parler de morts, ce sont des informations que nous n'avons pas », a déclaré à l'AFP Arnolda Shiundu.

« Nous ne savons pas combien de personnes se trouvent sous les décombres, mais nous craignons qu'il y en ait encore plusieurs », a-t-elle toutefois ajouté. « Les recherches se poursuivent. Une grue est sur les lieux ainsi que plusieurs ambulances ».

Mme Shiundu a expliqué qu'un immeuble de sept étages s'était écroulé vers 21 h 30 dans le quartier populaire de Huruma, dans le nord-est de la capitale kényane, frappée vendredi par les averses les plus violentes depuis le début de la saison des pluies.

Ces dernières ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à de nombreux endroits de la ville.

« Jusqu'à présent, 44 personnes ont été sorties vivantes des décombres », a indiqué la porte-parole, sans préciser le nombre de blessés. « Nos équipes sont sur les lieux et c'est le chaos le plus total ».

Mme Shiundu avait évoqué, plus tôt dans la soirée, un bilan d'au moins 15 blessés.

Des photos diffusées dans les médias locaux montrent des soldats, des policiers et des civils évacuant les décombres du bâtiment écroulé, à la recherche de survivants.

Les médias locaux ont indiqué que l'immeuble se trouvait à proximité d'un cours d'eau.

Plus tôt dans la journée, un mur qui délimitait une propriété s'est écroulé en raison des inondations dans une autre partie de la ville, tuant au moins trois personnes, selon les médias locaux.

La qualité des matériaux ou la vitesse de construction sont parfois mis en cause. Nairobi, et dans un moindre mesure d'autres villes du Kenya, est depuis quelques années le théâtre d'une frénésie de construction d'immeubles, bureaux ou habitations.

L'essor ces dernières années de la classe moyenne a de fait provoqué une explosion de la demande de logements et des prix de l'immobilier.