Nigeria: 15 000 personnes déplacées après une attaque de Boko Haram

Le chef de Boko Haram Abubakar Shekau, au... (IMAGE TIRÉE D'UNE VIDÉO DE BOKO HARAM)

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Le chef de Boko Haram Abubakar Shekau, au centre, entouré de ses hommes dans une vidéo diffusée le 13 juillet par le groupe islamiste.

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Agence France-Presse
MAIDUGURI

Quinze mille personnes ont été déplacées dans le nord-est du Nigeria après l'attaque meurtrière menée par le groupe islamiste armé Boko Haram dans la ville de Damboa, dans l'État de Borno, au cours du week-end, ont annoncé lundi des services de secours.

Abdulkadir Ibrahim, responsable des services nationaux de secours d'urgence, a déclaré devant des journalistes que sur ce total, 10.204 personnes s'étaient enfuies vers la ville de Biu, 2000 vers celle de Goniri, et 3000 dans la capitale de l'État de Borno, Maiduguri.

De nombreuses personnes avaient été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi par des islamistes armés de Boko Haram à Damboa, incendiant des maisons et massacrant des civils qui se rendaient.

L'attaque, lancée jeudi soir, s'était poursuivie le week-end, des témoins affirmant que des civils se sont retrouvés «sans défense», les forces de sécurité s'étant auparavant retirées après de précédentes attaques.

Selon des médias nigérians, les combattants de Boko Haram occupent toujours la ville, leur drapeau flottant sur un édifice public.

Néanmoins, l'armée tente de minimiser l'étendue de la crise.

«Nous ne concédons aucune portion de ce pays à quelque groupe terroriste que ce soit», a déclaré son porte-parole Chris Olukolade. «Les services de sécurité consolident leur déploiement dans tout le secteur (...) Nous allons y mettre en échec toute forme d'insécurité très tôt», a-t-il ajouté.

Le groupe Boko Haram a déjà tué plus de 2000 civils dans le nord-est du pays en 2014.

Si des membres de Boko Haram parvenaient à maintenir leurs positions à Damboa et à résister à un assaut militaire, la situation serait très embarrassante pour les forces de sécurité, et marquerait un recul significatif de la répression de l'insurrection qui a commencé en 2009, faisant déjà plus de 10 000 morts.

Les islamistes de Boko Haram ont déjà incendié une partie de la ville de Damboa et détruit le commissariat de police et une caserne militaire début juillet.

L'armée nigériane avait alors annoncé avoir tué 53 insurgés et perdu 6 hommes suite à cette attaque mais, depuis, des responsables locaux et des témoins ont affirmé que Damboa ne bénéficiait plus d'aucune protection des forces de l'ordre.




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