(Nations unies) Plusieurs dizaines de pays et d’ONG se sont engagés vendredi dans une déclaration à mieux défendre les droits humains et améliorer le traitement des migrants, objet d’un Pacte mondial adopté en 2018 mais aux progrès limités jusqu’à présent.

Publié le 20 mai
Agence France-Presse

Cette déclaration a été adoptée à l’issue d’un forum organisé cette semaine à New York pour évaluer les avancées de cet accord international.

Elle souligne la détermination de ses participants « à renforcer la coopération sur la migration internationale dans toutes ses dimensions, à discuter et à partager les progrès de la mise en œuvre de tous les aspects du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ».

Lors d’une conférence de presse, le président de l’Assemblée générale des Nations unies, Abdulla Shahid, a rappelé que la planète comptait plus de 281 millions de migrants ou 3,6 % de la population mondiale.

Il est de la « responsabilité de la communauté internationale de veiller à ce que les droits humains de toutes les personnes impliquées soient respectés et protégés », a-t-il souligné.

À son côté, Antonio Vitorino, directeur de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a reconnu que le Pacte mondial sur les migrations avait donné lieu à des « progrès inégaux ».

« Il y a besoin d’un coup de pouce supplémentaire », notamment dans les domaines du « respect des droits humains, de l’accès aux services de base, de la construction d’alternatives à la détention des migrants et surtout dans le sauvetage des vies des migrants », a précisé le directeur de l’OIM.

Le Pacte mondial pour les migrations avait été ratifié fin 2018 par plus de 150 pays. Le forum à l’ONU a réuni des responsables politiques et des représentants de sociétés civiles, de diasporas, du secteur privé, d’universités, de syndicats et de Parlements.

Depuis 4 ans, « il n’y a pas eu suffisamment de changements dans les politiques et les pratiques pour garantir une migration sûre et digne », avait résumé dès lundi le président de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Francesco Rocca, déplorant des décès en hausse de migrants en Méditerranée.

Non contraignant, le Pacte recense une série de principes – défense des droits humains, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale, etc – et liste différentes options de coopération. Il prône l’interdiction des détentions arbitraires, n’autorisant les arrestations qu’en dernier recours.