(Paris) Plus de 150 millions de cas de COVID-19 ont été recensés dans le monde, alors que le nombre de nouvelles contaminations quotidiennes atteint actuellement des niveaux inédits depuis le début de la pandémie, selon un comptage de l’AFP à partir de bilans officiels vendredi à 6 h.

Agence France-Presse

Au moins 150 446 870 cas ont été officiellement déclarés depuis la découverte du virus en Chine en décembre 2019, dont près de 6 millions en une semaine, un chiffre tiré vers le haut par l’explosion du nombre de contaminations en Inde, où 2,5 millions de cas ont été détectés ces sept derniers jours.

Le nombre de nouvelles contaminations quotidiennes a plus que doublé depuis la mi-février. Après la deuxième vague d’octobre à janvier, ce chiffre était alors redescendu à un peu plus de 350 000 par jour. Il est actuellement de 821 000 par jour.

Cette accélération est principalement due à l’explosion des contaminations en Inde (18 762 976 cas), une crise sanitaire qui peut avoir son origine dans le variant indien du coronavirus, mais aussi dans certaines conduites comme le non-respect des restrictions sanitaires, a souligné jeudi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le chiffre de 2,5 millions de cas recensés en une semaine en Inde, soit 357 000 par jour, est plus de 30 fois supérieur à mi-février, quand environ 11 000 nouvelles contaminations étaient détectées quotidiennement dans le pays.

Sur la journée de jeudi, 15 396 nouveaux décès et 885 915 nouveaux cas ont été recensés dans le monde.

Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont l’Inde avec 3498 nouveaux morts, le Brésil (3001) et les États-Unis (755).

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 575 194 décès pour 32 289 257 cas recensés, selon le comptage de l’Université Johns Hopkins.

Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec 401 186 morts et 14 590 678 cas, le Mexique avec 216 447 morts (2 340 934 cas), l’Inde avec 208 330 morts (18 762 976 cas), et le Royaume-Uni avec 127 502 morts (4 414 242 cas).

Parmi les pays les plus durement touchés, la Hongrie est celui qui déplore le plus grand nombre de morts par rapport à sa population, avec 283 décès pour 100 000 habitants, suivi par la République tchèque (273), la Bosnie-Herzégovine (259), le Monténégro (238) et la Bulgarie (234).

L’Europe totalisait vendredi à 6 h 1 066 253 décès pour 50 276 996 cas, l’Amérique latine et les Caraïbes 915 182 décès (28 689 948 cas), les États-Unis et le Canada 599 359 décès (33 497 233 cas), l’Asie 334 959 décès (25 617 140 cas), le Moyen-Orient 130 006 décès (7 770 907 cas), l’Afrique 121 529 décès (4 551 468 cas), et l’Océanie 1045 décès (43 182 cas).

Depuis le début de la pandémie, le nombre de tests réalisés a fortement augmenté et les techniques de dépistage et de traçage se sont améliorées, entraînant une hausse des contaminations déclarées.

Le nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du total réel de contaminations, une part importante des cas les moins graves ou asymptomatiques restant toujours non détectée.

Ce bilan a été réalisé à partir de données collectées par les bureaux de l’AFP auprès des autorités nationales compétentes et des informations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

En raison de corrections apportées par les autorités ou de publications tardives des données, les chiffres d’augmentation sur 24 h peuvent ne pas correspondre exactement à ceux publiés la veille.