(New York) Des études portent à croire que le vaccin de Pfizer contre la COVID-19 protégerait efficacement contre deux variants très contagieux du virus qui ont fait surface au Royaume-Uni et en Afrique du Sud.

La Presse Canadienne

Ces deux variants inquiètent la planète. Ils partagent une mutation appelée N501Y, une altération mineure de la protéine spiculaire qui enveloppe le virus. Ce changement leur permettrait de se propager plus facilement.

La plupart des vaccins actuellement déployés enseignent au système immunitaire à reconnaître cette protéine et à l’attaquer. Pfizer et des chercheurs de l’Université du Texas ont effectué des tests en laboratoire pour vérifier si cette mutation nuisait à l’efficacité du vaccin.

Ils ont utilisé des échantillons sanguins provenant de 20 personnes vaccinées. Les anticorps des sujets ont efficacement combattu le virus en laboratoire, selon une étude mise en ligne tard jeudi sur un site scientifique.

Il s’agit toutefois de résultats préliminaires qui n’ont pas encore été révisés par d’autres experts.

Les virus mutent constamment en sautant d’une personne à l’autre. Les scientifiques ont utilisé ces mutations pour suivre la propagation du virus à travers la planète depuis son apparition en Chine en 2019.

Les chercheurs britanniques ont indiqué que le variant détecté au Royaume-Uni — et qui domine maintenant dans certaines régions du pays — semblait vulnérable aux vaccins. Ce variant a maintenant été repéré dans plusieurs pays, dont le Canada.

Le variant repéré en Afrique du Sud présente une mutation supplémentaire, la E484K. Le vaccin n’a pas encore été testé face à cette mutation, mais Pfizer s’attaque maintenant à la tâche.

Le principal expert américain des maladies infectieuses, le docteur Anthony Fauci, a récemment expliqué que les vaccins ont été conçus pour reconnaître plusieurs portions de la protéine spiculaire, et qu’il serait donc peu probable qu’une seule mutation les rende inutiles.