(Paris) La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 978 448 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles jeudi à 7 h.

Agence France-Presse

Plus de 31 975 020 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l’épidémie, dont au moins 21 891 500 sont aujourd’hui considérés comme guéris.

Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations. Certains pays ne testent que les cas graves, d’autres utilisent les tests en priorité pour le traçage et nombre de pays pauvres ne disposent que de capacités de dépistage limitées.

Sur la journée de mercredi, 6318 nouveaux décès et 304 210 nouveaux cas ont été recensés dans le monde. Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont les États-Unis avec 1228 nouveaux morts, l’Inde (1129) et le Brésil (869).

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 201 910 décès pour 6 934 233 cas recensés, selon le comptage de l’université Johns Hopkins. Au moins 2 670 256 personnes ont été déclarées guéries.

Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec 138 977 morts pour 4 624 885 cas, l’Inde avec 91 149 morts (5 732 518 cas), le Mexique avec 74 949 morts (710 049 cas), et le Royaume-Uni avec 41 862 morts (409 729 cas).

Parmi les pays les plus durement touchés, le Pérou est celui qui déplore le plus grand nombre de morts par rapport à sa population, avec 97 décès pour 100 000 habitants, suivi par la Belgique (86), l’Espagne (66), la Bolivie (66), et le Brésil (65).

La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao) a officiellement dénombré un total de 85 314 cas (7 nouveaux entre mercredi et jeudi), dont 4634 décès (0 nouveau), et 80 513 guérisons.

L’Amérique latine et les Caraïbes totalisaient, jeudi à 7 h, 330 403 décès pour 8 944 819 cas, l’Europe 227 862 décès (5 060 966 cas), les États-Unis et le Canada 211 189 décès (7 081 746 cas), l’Asie 130 109 décès (7 564 259 cas), le Moyen-Orient 43 430 décès (1 861 008 cas), l’Afrique 34 521 décès (1 430 902 cas), et l’Océanie 934 décès (31 321 cas).

Ce bilan a été réalisé à partir de données collectées par les bureaux de l’AFP auprès des autorités nationales compétentes et des informations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En raison de corrections apportées par les autorités ou de publications tardives des données, les chiffres d’augmentation sur 24h peuvent ne pas correspondre exactement à ceux publiés la veille.

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Nouveaux bilans, nouvelles mesures et faits marquants : un point sur les dernières évolutions de la pandémie de COVID-19 dans le monde.

Plus de 978 000 morts

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 978 448 morts dans le monde depuis l’apparition des premiers cas en décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles jeudi à 7 h.

Plus de 31 975 020 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l’épidémie.

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 201 910 décès pour 6 934 233 cas recensés.

Après les États-Unis, les pays les plus endeuillés sont le Brésil avec 138 977 morts, l’Inde (91 149), le Mexique (74 949) et le Royaume-Uni (41 862).

L’UE appelle à agir

L’Union européenne a appelé jeudi les États membres à durcir leurs mesures de contrôles « immédiatement » face au risque de deuxième vague.

Des tests et traçages aux capacités hospitalières, « tous les États doivent déployer immédiatement et à temps des mesures aux premiers signes de nouveaux foyers […]. C’est peut-être notre dernière chance d’éviter que se répète la situation du printemps dernier », a averti la commissaire à la Santé.

Sept pays de l’UE (Espagne, Roumanie, Bulgarie, Croatie, Hongrie, République tchèque et Malte) affichent une évolution de l’épidémie suscitant une « grande inquiétude » et des risques accrus de mortalité, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

A Moscou, nouvelles infections au plus haut

La ville de Moscou a enregistré jeudi le plus haut nombre de nouvelles contaminations quotidiennes au coronavirus depuis fin juin (1050 cas), faisant craindre une deuxième vague dans le pays.

Restrictions : colère en France

L’annonce mercredi soir de mesures de restrictions dans plusieurs métropoles françaises suscite l’incompréhension et la colère chez de nombreux élus et responsables économiques.

Le tour de vis est particulièrement sévère à Marseille (sud) avec la fermeture totale des bars et restaurants samedi. Dans d’autres grandes villes, dont Paris, les rassemblements de plus de 10 personnes vont être interdits dans l’espace public.

Synagogues fermées en Israël

Le gouvernement israélien a décidé de durcir le confinement généralisé en vigueur depuis près d’une semaine.

A partir de vendredi, les synagogues seront fermées, sauf pour Yom Kippour, seuls les secteurs de travail jugés « essentiels » pourront continuer à exercer et les manifestations et les prières en extérieur seront limitées à 20 personnes et à moins d’un kilomètre du domicile.

Traçage en Grande-Bretagne

Le gouvernement britannique a lancé en Angleterre et au Pays de Galles son application de traçage des cas de nouveau coronavirus, quatre mois après la date initialement prévue. L’Irlande du Nord et l’Écosse ont déjà leur propre système.

Les mesures annoncées il y a deux jours par le premier ministre britannique Boris Johnson entrent en vigueur jeudi : les pubs et les restaurants, dans lesquels seul le service à table est autorisé, fermeront dès 22 heures en Angleterre, et le télétravail est à nouveau encouragé.

Restrictions à Munich

La Bavière (sud de l’Allemagne) a décidé de durcir ses restrictions à Munich, où le port du masque dans une partie du centre-ville est obligatoire à partir de jeudi.

Le droit de se réunir est de nouveau limité à un cercle de deux familles ou de cinq personnes sans lien de parenté.

Chine : conditions d’entrée assouplies

La Chine a assoupli les conditions d’entrée sur son sol pour les étrangers détenteurs de certains permis de séjour, une étape supplémentaire vers le retour de résidents bloqués à l’extérieur du pays en raison de la pandémie.