À qui l'administration Obama a-t-elle fait appel pour convaincre les républicains de la Chambre des représentants de ne pas bloquer une aide de 50 millions de dollars à l'Autorité palestinienne le mois dernier? À Benjamin Netanyahu, s'il faut en croire cet article publié aujourd'hui à la une du New York Times.

Richard Hétu

L'anecdote sert à illustrer la relation de plus en plus étroite entre le gouvernement israélien et le Parti républicain qui contrôle la Chambre des représentants et dénonce haut et fort l'approche du président Obama vis-à-vis d'Israël.

Selon le Times, ces liens compliquent les efforts diplomatiques de l'administration Obama pour éviter une confrontation à l'ONU autour de la demande de reconnaissance d'un État palestinien. Le relation Netanyahu-GOP limiterait en effet la pression que le président américain peut exercer auprès du premier ministre israélien pour le convaincre de faire des concessions qui relanceraient les négociations avec les Palestiniens.

L'appui au premier ministre israélien au sein du Congrès américain ne se limite évidemment pas aux parlementaires républicains. Plusieurs démocrates se trouvaient parmi les élus qui se sont levés à «trois douzaines» de reprises (selon le Times) pour applaudir Netanyahu lors d'un discours devant le Congrès le printemps dernier au cours duquel il a rejeté l'appel du président américain en faveur de l'établissement d'un État palestinien sur la base des lignes de 1967 avec des échanges de territoires.