La libération du chauffeur des diplomates Robert Fowler et Louis Guay est une «excellente nouvelle», estime le ministère des Affaires étrangères du Canada. «Néanmoins, dit la porte-parole Lisa Monette, nous demeurons très préoccupés par le sort des représentants des Nations unies.»

Judith Lachapelle LA PRESSE

Robert Fowler et Louis Guay, ainsi que leur chauffeur nigérien Soumana Mounkaila, ont été enlevés le 14 décembre sur une route à l'ouest de Niamey, capitale du Niger. Ils revenaient d'une visite privée d'une mine appartenant à la société canadienne Semafo. Les autorités ont retrouvé leur véhicule, aux couleurs de l'ONU, portières ouvertes et moteur tournant. Des téléphones cellulaires et un manteau y avaient été laissés.

 

Soumana Mounkaila a été libéré ce week-end à Bamako, capitale du Mali.

MM. Fowler et Guay se trouvaient au Niger en mission spéciale de l'ONU. Ils devaient tenter de rapprocher le gouvernement nigérien des nomades touaregs, une minorité ethnique du nord du pays en rébellion contre l'État. Le gouvernement nigérien avait d'abord blâmé les Touaregs pour l'enlèvement des trois employés de l'ONU.

Mais en février, la branche nord-africaine d'Al-Qaeda a revendiqué l'enlèvement des diplomates canadiens, ainsi que celui de quatre touristes européens enlevés, eux, le 22 janvier au Niger.

MM. Fowler et Guay sont apparus vivants au début février sur un enregistrement vidéo. Vendredi dernier, le Mali où seraient détenus les otages a arrêté deux membres présumés d'Al-Qaeda en Afrique. Les ravisseurs demandent la libération de militants islamistes en Europe.

Le ministère des Affaires étrangères dit «collaborer instamment et étroitement avec nos partenaires pour obtenir la libération des otages dans les plus brefs délais».

L'ONU a aussi salué la libération de M. Mounkaila. «C'est une bonne nouvelle, a indiqué à La Presse le porte-parole Farhan Haq. C'est l'un de nos employés et il est père de six enfants.»

Dans un communiqué, le secrétaire général Ban Ki-moon a dit apprécier les efforts pour aider à la libération des employés enlevés».

MM. Fowler et Guay, a conclu Ki-moon, doivent être libérés «sans délai».