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Laurence Leboeuf, Le temps des roses: prise dans un tourbillon

Dans une ambiance de café belge, on s'apprête... (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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Dans une ambiance de café belge, on s'apprête à tourner les célébrations entourant une grande victoire de la jeune cycliste.

Photo Marco Campanozzi, La Presse

C'est l'histoire d'une démesure qui finit par une descente aux enfers. C'est l'histoire d'une jeune femme qui, pour gagner dans son sport de prédilection, le cyclisme, perd la tête. Alors que les membres de son entourage mettent la leur dans le sable. Inspiré de la carrière de la cycliste Geneviève Jeanson, le film Le temps des roses, mettant en vedette Laurence Leboeuf, est actuellement en tournage à Montréal. Visite du plateau.

Dans un sympathique café belge, la cycliste Julie Arseneau fête sa victoire.

Autour d'elle, ses parents, son entraîneur JP, son commanditaire Claude et les membres de son équipe font la fête. Il y a du champagne et du vin. Des bouchées et des pâtisseries. Sur la table centrale, un trophée sur lequel on lit «Flèche wallonne 2013». Julie, frêle et fragile, toujours vêtue de son cuissard, vient de remporter cette course mythique.

Mais derrière ce triomphe se cachent des choses louches, illégales, condamnables. Il y a le mensonge, la tricherie et l'abus. Il y a la drogue. Et derrière celle-ci, un contexte, des raisons cachées, une vulnérabilité, un état d'esprit que personne ne peut comprendre. Sauf Julie...

Librement inspiré de la carrière de la cycliste québécoise Geneviève Jeanson, Le temps des roses, nouveau film d'Alexis Durand-Brault d'après un scénario de Sophie Lorain et de Catherine Léger, plonge tête première dans cette histoire aux couches multiples.

Une histoire en forme de tourbillon, pour reprendre les mots de la comédienne Laurence Leboeuf, qui défend le personnage principal.

«Julie est un personnage super intéressant à décortiquer», dit la comédienne en entrevue dans un restaurant de la rue Saint-Jacques, à Montréal, où la scène vient d'être tournée. «C'est un personnage qui est pris dans un tourbillon. Elle a une drive énorme, ce qui est nécessaire pour faire ce sport. Elle a du caractère, du chien. Elle est forte. Mais en même temps, elle est vulnérable et a un côté un peu enfant.»

On connaît bien l'histoire de Jeanson. L'ascension fulgurante de cette athlète de Lachine dans les années 90. Les victoires. Les soupçons. Les dénis. Les signaux d'alerte qui s'accumulent. L'étau qui se resserre. Puis l'aveu à l'émission Enquête de Radio-Canada, en 2007.

Fasciné par la question du cyclisme et du dopage, Alexis Durand-Brault ne voulait pas que faire un film biographique. Il voulait plutôt «expliquer» pour «relativiser». Avec les scénaristes, il a longuement conversé avec Mme Jeanson afin de capter les «états d'âme» et la «vérité émotive» qui se cachent derrière la détermination et les motivations d'une athlète à vouloir gagner à tout prix.

Laurence Leboeuf a rencontré Geneviève Jeanson. Elle insiste sur la valeur de ces échanges, dont elle se garde toutefois de révéler le contenu. «L'essence de la discussion m'a beaucoup enrichie, dit-elle. Ç'a été plaisant d'avoir sa perspective des choses. Ce fut inspirant.»

Inspirante, aussi, cette expérience d'aller au bout de l'effort physique. Pour le rôle, Laurence Leboeuf s'est longuement entraînée, allant jusqu'à participer à des camps cyclistes.

«Le sport a ouvert une porte. Je suis dans une sensibilité que je n'avais jamais explorée avant. De se pousser à de telles limites a fait ressortir une émotion dans laquelle j'ai plongé. C'est une zone que je ne connaissais vraiment pas.»

Silence

Les zones d'ombre de la vie de Julie trouvent leur résonance dans les personnages qui l'entourent. Son père Alain (Denis Bouchard), par exemple, est uniquement proche d'elle pour se nourrir intérieurement de sa carrière.

«Quand Julie gagne, c'est un peu lui qui gagne, dit le comédien. Alain est très narcissique. C'est un voleur d'identité. Il n'est pas ce genre de parent qui pousse sans arrêt son enfant à aller plus loin. Non, il prend, il s'approprie ses victoires.»

Dans le rôle de JP, Patrice Robitaille évoque la démesure. «C'est cet aspect qui m'intéresse, dit-il. Il y a quelque chose d'un peu Frankenstein là-dedans.»

«L'entourage dont je fais partie a un peu la tête dans le sable», dit de son côté Jeff Boudreault, qui tient le rôle de Claude, commanditaire et attaché de presse.

Produit par Forum Films, Le temps des roses sera distribué par Cristal Films.




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