(Ocala) Depuis que les salles de cinéma ont fermé aux États-Unis en raison de la pandémie de coronavirus, un petit cinéparc de Floride, l’un des rares à encore proposer des nouveaux films sur son vieil écran, aide à égayer le confinement.

Agence France-Presse

« Le vieux cliché selon lequel “the show must go on” (le spectacle doit continuer) n’est pas un cliché. C’est notre style de vie », dit à l’AFP John Watzke, le propriétaire de l’Ocala Drive-In à Ocala, dans le centre de cet État du sud-est du pays.

L’endroit ravive la nostalgie des années 1950 quand les cinéphiles garaient leur voiture devant l’écran géant et commandaient du pop-corn depuis leur siège, à travers la vitre de leur véhicule.

« Nous sommes une rareté ces jours-ci », dit Jeff Mellott, le caissier de l’Ocala Drive-In. « Nous aidons les gens à sortir. Tout le monde est cloîtré, c’est donc une occasion pour certaines personnes de sortir ».

PHOTO VIC MICOLUCCI, AGENCE FRANCE-PRESSE

« Nous sommes une rareté ces jours-ci », dit Jeff Mellott, le caissier de l’Ocala Drive-In. « Nous aidons les gens à sortir. Tout le monde est cloîtré, c’est donc une occasion pour certaines personnes de sortir ».

Selon le propriétaire, son établissement est le seul des 11 cinéparcs ouverts aux États-Unis pendant le confinement à projeter de nouveaux films.

Beaucoup des spectateurs sont venus avec des masques pour voir un film à la nuit tombée.

« Chacun garde ses distances », assure M. Watzke, et les véhicules restent à entre 3 et 5 mètres les uns des autres.

Des quatre films projetés par l’Ocala Drive-In ce week-end, deux sont sortis sur l’internet ces dernières semaines : Les Trolls 2 : Tournée mondiale et Resistance.

PHOTO VIC MICOLUCCI, AGENCE FRANCE-PRESSE

Des quatre films projetés par l’Ocala Drive-In ce week-end, deux sont sortis sur l’internet ces dernières semaines : Les Trolls 2 : Tournée mondiale (notre photo) et Resistance.

Comme les personnes venues restent dans leur véhicule et que les rassemblements de plus de 10 personnes sont ainsi évités, les cinéparcs ont le droit d’opérer.

Hansel Sanchez a fait presque deux heures de voiture depuis la ville de Sanford, en Floride, « pour rompre la monotonie » du confinement.

« C’est une activité. Ma fille n’était jamais venue à un cinéparc, ma femme non plus. C’est sympa ».

PHOTO VIC MICOLUCCI, AGENCE FRANCE-PRESSE

Les cinéparcs étant devenus rares, la pandémie pourrait-elle leur donner une nouvelle vie ?

Les cinéparcs étant devenus rares, la pandémie pourrait-elle leur donner une nouvelle vie ?

Selon l’Association des propriétaires de cinéparcs, il n’y en a plus que 305 dans le pays, contre des milliers jadis.

Et d’après le Los Angeles Times, d’autres cinéparcs en Californie, dans le Kansas, en Oklahoma et dans le Missouri ont aussi vu une augmentation de leur fréquentation.