Foi de Cameron Bailey, directeur artistique du Toronto International Film Festival, la pandémie de coronavirus n’empêchera pas cet événement de cinéma, le plus gros en Amérique du Nord, d’avoir lieu aux dates originales prévues, soit du 10 au 20 septembre prochain.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

« Pour nous, c’est en route à pleine vapeur », a résumé le grand patron du TIFF dans une entrevue accordée au magazine spécialisé Variety et publiée ce matin.

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Joana Vicente, codirectrice du festival et directrice générale, endosse. « En ce moment, un report du festival n’est définitivement pas une option sur la table, dit-elle. En fait, selon les projections, la situation pourrait être pire en octobre et novembre avec une possible deuxième vague de la pandémie de coronavirus. »

Plusieurs options sont à l’étude : moins de films, nombre réduit de spectateurs dans les salles et bien entendu, une importante composante numérique et virtuelle dont les balises restent à définir pour l’instant.

Il faut rappeler que pour l’industrie nord-américaine du cinéma, le TIFF lance plus ou moins la saison des grands galas jusqu’à la tenue des Oscars. Plusieurs distributeurs y positionnent leurs films dans l’espoir de faire le plein de trophées et... de recettes au box-office.

De plus, la présentation de plus de 300 films au TIFF, un festival non compétitif, s’accompagne d’un très important marché du film réunissant des milliers de participants. Selon Cameron Bailey, les grands studios coopèrent à cette volonté de faire voir leurs films au TIFF.

Évidemment, tout se fera pour que ce festival « hybride », comme le qualifient déjà les organisateurs, se tienne dans le respect des mesures de santé publique imposées par les gouvernements.