Jean Bédard complète sa trilogie du Cycle des chants de la terre avec cette nouvelle fable sur la nature, qui succède au Chant de la terre innue et au Chant de la terre blanche.

Laila Maalouf LA PRESSE

Muni de la même poésie qui caractérise ses oeuvres précédentes, il retrace le voyage onirique vers le nord d'une jeune femme qui remonte le fil de sa mémoire à la recherche de l'utopie de son grand-père.

Assaillie par la nostalgie, cette employée d'un laboratoire montréalais décide sur un coup de tête de s'enfuir loin du «cauchemar urbain» pour retrouver son enfance wendate et la sagesse de son aïeul.

Elle rencontre au cours de son périple Shashauan l'Innue et Mikak, héroïnes des précédents romans, nage aux côtés de la dernière baleine bleue et croise des animaux dont l'habitat est menacé par le lotissement.

Après la découverte de soi, de ses origines, des traditions et des territoires ancestraux, l'auteur des romans historiques Maître Eckhart et Marguerite Porète peint le portrait d'un écosystème fragile dont la survie est étroitement liée à la nôtre, et rend un vibrant plaidoyer pour l'atteinte d'un équilibre entre l'évolution et un environnement qu'il nous incombe de préserver. 

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Le dernier chant des premiers peuples. Jean Bédard. VLB éditeur. 240 pages.