Alexandre Jollien ne propose aucune recette, aucun effort.

Andrée LeBel LA PRESSE

Partisan de l'abandon plutôt que de la lutte, il nous parle de ses expériences et des tactiques qu'il a développées pour connaître la joie. Son parcours est inspirant. Ce philosophe et écrivain de 37 ans est né avec une infirmité motrice cérébrale et a passé 17 ans dans une résidence pour personnes handicapées.

Il est maintenant marié, père de trois jeunes enfants et conférencier recherché. S'inspirant entre autres de la philosophie zen, il partage ses pensées pour accueillir la vie telle qu'elle se présente. «Le lâcher-prise est une exigence supplémentaire quand on va mal», dit-il. Vaut mieux laisser passer les idées et les émotions, sans vouloir s'en débarrasser. Il s'agit de les accepter sans les fixer pour éviter de leur donner de l'importance. Cet accueil de la réalité conduit aux choses essentielles et permet de se concentrer sur l'instant présent.

Le livre contient un CD de la conférence de Jollien, qui constitue le Petit traité de l'abandon. Son élocution est difficile, mais ça demeure sympathique. «La suprême chance, c'est de savoir faire avec sa malchance», dit-il.

Petit traité de l'abandon

Alexandre Jollien

Seuil, 124 pages