Le développement de la Baie-James compte parmi les moments marquants de la Révolution tranquille. Un moment d'appropriation territoriale et de fierté nationale portée par les Lévesque, Bourassa, etc.

NATHALIE COLLARD LA PRESSE

Comme toute médaille, ce segment de notre histoire a toutefois deux faces. En effet, le développement n'a pas été vécu de la même façon par les habitants du Nord qui se sont sentis dépossédés de leurs terres et de leur culture.

L'écrivain Zebedee Nungak, qui a participé aux négociations de la Convention de la Baie-James, expose le point de vue des Inuits et montre bien que ces derniers, sans aucune manière d'exprimer leur opposition, ont été les grands perdants dans toute cette affaire.

Son témoignage jette un éclairage nouveau sur cette période qu'on nous a toujours enseignée comme étant très positive, du moins d'un point de vue québécois.

À lire absolument.

Contre le colonialisme dopé aux stéroïdes. Le combat des Inuit du Québec pour leurs terres ancestrales. Zebedee Nungak. Traduit de l'anglais par Juliana Léveillé-Trudel. Boréal, 192 pages.