La cousine de l'actrice, grande reporter au quotidien Le Monde, nous fait découvrir une femme fragile à qui la vie n'a pas fait de cadeaux.

Nathalie Collard LA PRESSE

Maria Schneider est tristement passée à l'histoire pour son rôle dans le sulfureux film Le dernier tango à Paris, qui a fait scandale en Europe à sa sortie, en 1972.

Après sa mort, et dans la vague du mouvement #metoo, on a appris que la fameuse scène de sodomie entre elle et Marlon Brando avait été improvisée par l'acteur et Bernardo Bertolucci, sans l'accord de la jeune actrice, qui n'avait que 19 ans à l'époque.

Le cinéaste voulait du réalisme... Stigmatisée par ce film, Maria Schneider n'a jamais eu la carrière d'actrice qu'on lui promettait. Sa vie a plutôt été une succession de crises, d'épisodes de toxicomanie de plus en plus destructeurs, d'espoirs déçus...

Vanessa Schneider, qui était en admiration totale devant sa cousine, raconte cette vie ponctuée de coups durs sans rien embellir. Elle ne trafique rien du caractère difficile de cette cousine qui s'autodétruit sous ses yeux. 

Vanessa Schneider fait preuve de tout autant de franchise lorsqu'elle décrit sa famille excentrique et peu conventionnelle. Une famille ravagée par la toxicomanie, la maladie mentale et les lubies de chacun. 

Sous la plume de la journaliste, on découvre une Maria fragile, complexe, vulnérable, sauvage et libre malgré tout. Un superbe texte empreint d'émotion et de lucidité qui n'essaie pas d'embellir une vie qui a cruellement manqué de beauté, justement.

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Tu t'appelais Maria Schneider. Vanessa Schneider. Grasset. Parution: août.

Photo fournie par Grasset

Tu t'appelais Maria Schneider