Chaque semaine, nous demandons à un artiste des suggestions de lecture pour l'été. Voici celles du comédien Stéphane Demers, qui incarne un personnage en manque de TAD - pour «temps amical disponible» - dans la comédie de situation Le souper d'adieu, présentée au Théâtre Juste pour rire Bromont pour quelques soirs encore. Chose certaine, l'acteur s'arrange pour ne pas manquer de TLD... Temps de lecture disponible, bien sûr!

Publié le 8 août 2015
Marie-Christine Blais LA PRESSE

Un souvenir de lecture d'été?

«Je me souviens d'un été pluvieux, où, jeune adolescent, je me suis tapé tous les romans policiers d'Agatha Christie et Exbrayat. Ça faisait oublier l'humidité de la tente-roulotte!»

Le livre que vous avez le plus souvent donné en cadeau?

«J'ai rarement offert des livres en cadeau, mais le livre que j'ai le plus recommandé à vie, c'est probablement The Road de Cormac McCarthy (La route, éditions Points).»

Vos lectures cet été?

«Je n'ai toujours pas terminé la lecture d'A Fine Balance de Rohinton Mistry (L'équilibre du monde, éditions Livre de poche), qui se déroule à Bombay. Comme je n'aurai pas le temps d'aller en Inde cet été, je pourrai voyager comme ça! Et puis, j'ai aussi l'intention de lire l'essai Joyeux bordel: tactiques, principes et théories pour faire la révolution, d'Andrew Boyd et Dave Oswald Mitchell (éditions LLL). J'aime beaucoup, en général, lire des essais.»

Une lecture récente qui vous a marqué?

«J'ai relu pas mal d'Albert Camus cet hiver, pour un projet de théâtre, et j'ai eu le même choc que lorsque je l'ai découvert à 15 ans. En fait, j'aime beaucoup l'idée de revisiter des oeuvres qui m'ont marqué très jeune, avec le bagage de vie supplémentaire qui vient avec l'âge.»