La livraison de mars du Magazine Littéraire consacre un long - et passionnant - dossier à la figure du vampire dans la littérature, bien au-delà du Dracula de Bram Stoker, le Lestat d'Anne Rice et le pâle Edward Cullen de Twilight.

Marie-Christine Blais LA PRESSE

Dès l'Antiquité, les êtres assoiffés de sang frais inspirent les poètes et philosophes, dont Ovide. Il en va de même de nos jours: outre la horde de romans pour jeunes adultes consacrée au sujet, le vampire inspire aussi des auteurs comme Fred Vargas (dans Un lieu incertain).

Que ce soit pour leur capacité à se métamorphoser, leur sexualité sulfureuse ou leur symbolique, les vampires ont, c'est le cas de le dire, leurs «mordu» en littérature, et ce dossier est à la hauteur de l'intérêt toujours renouvelé pour le mythe et la figure littéraire de l'increvable vampire.

Ce n'est pourtant pas parce que la Roumanie a vu naître Vlad l'Empaleur (qui a inspiré le personnage de Dracula) que le reste du Magazine littéraire consacre aussi tout un dossier, fort bien fait, aux romanciers roumains: c'est parce que ceux-ci sont les invités spéciaux du 33e Salon du livre de Paris, qui se tiendra fin mars.