Deux fois par mois, une personnalité publique nous confie quelles sont ses lectures du moment. Cette semaine, l’actrice et dramaturge Christine Beaulieu, qu’on peut voir en salle dans le film Norbourg et qui présentera cet été son spectacle documentaire Les saumons de la Mitisipu.

Publié le 12 juin
Laila Maalouf
Laila Maalouf La Presse

Les douze mois de Marie

Les douze mois de Marie

Les douze mois de Marie

Mains libres

« Je connais Marie-Chantal et dès le début, je me dis : “Wow, elle est vraiment très, très sincère.” Elle est très lucide sur sa personne, son caractère, sa personnalité. J’ai été belle-mère d’un petit garçon pendant sept ans et, quand j’ai lu le livre, c’est comme si ça venait légitimer mon sentiment de peine, le deuil que j’ai eu [quand je me suis séparée]. C’est vraiment beau, ce qu’elle a écrit, ça résonne dans le cœur de plein de femmes qui ont été belles-mères. J’ai eu l’impression, à travers son livre, de vivre mon propre deuil d’être belle-mère. Et c’est très, très bien écrit. »

Le cigare au bord des lèvres

Le cigare au bord des lèvres

Le cigare au bord des lèvres

La Mèche

« On est ici dans un registre complètement trash. Du Bukowski québécois. Il se saoule la gueule, il se déchire complètement... Ce gars-là était réalisateur et il faisait les 100 coups ; mais à un moment donné, ça l’a tellement fatigué qu’il décide de se lancer dans l’écriture. Son livre est irrésistible. Ça m’a ramenée à l’époque où, quand je suis arrivée à Montréal, j’avais 21 ans et j’habitais en colocation avec quatre personnes. À cet âge-là, on est tout le temps dans les bars, on se drogue, on boit, on va loin avec son organisme pour se sentir vivant. [...] Il y a quelque chose de très libérateur qui évoque en même temps une grande détresse. Et le mélange de tout ça est très beau. »

J’irai déterrer mon père

J’irai déterrer mon père

J’irai déterrer mon père

Québec Amérique

« Je suis dans les balbutiements de ce livre parce que je viens tout juste de le recevoir. C’est écrit davantage comme un dialogue, un peu plus proche de la pièce de théâtre – et Catherine vient d’ailleurs du théâtre. Il y a de la discussion plus que de la prose. J’aime beaucoup cette façon d’écrire et c’est sûr que ça me rejoint parce que c’est une fille qui a mon âge. C’est son premier roman. Elle a eu un enfant et ça la ramène à sa jeunesse. J’aime plonger dans ce livre. C’est de l’autofiction et elle se dévoile d’une façon très sincère. »