Deux fois par mois, une personnalité publique nous confie quelles sont ses lectures du moment. Cette semaine, la journaliste et animatrice de l’émission Enquête Marie-Maude Denis.

Publié le 6 février
Laila Maalouf
Laila Maalouf La Presse

Mille secrets mille dangers

« Je viens juste de le terminer. C’était mon moment bonheur de tout le temps des Fêtes. Pour moi, c’est ça, un bon livre : tu es un peu en deuil quand c’est fini. Pendant toute la lecture, j’avais un rendez-vous, et quand je l’ai fini, c’était comme “ah, quel beau voyage j’ai fait !” Grâce à la plume extraordinaire [d’Alain Farah], son humanité, c’est comme si on les connaît, ses personnages. Il les a rendus tellement attachants qu’on a vraiment l’impression de faire partie de sa vie. […] Je pense qu’on a un grand auteur de la trempe de ceux qui font notre fierté au Québec, qui va être connu du grand public et reconnu internationalement, j’en suis sûre, grâce à ce livre-là. »

Mille secrets mille dangers

Mille secrets mille dangers

Le Quartanier

Nauetakuan – un silence pour un bruit

« Je viens juste de le commencer et je ne l’ai pas tout lu, mais je n’hésite pas du tout à le recommander. J’aimais déjà beaucoup la poésie de Natasha, je trouve que c’est une artiste multidisciplinaire vraiment intéressante. C’est son premier roman et on dirait que j’entends sa voix qui me raconte une histoire. C’est tellement poétique comme écriture. Je l’ai choisi d’autant plus qu’une partie de l’histoire se passe dans la communauté innue de Pessamit, avec laquelle j’ai un lien de cœur parce que c’est la communauté de mon conjoint et j’ai eu la chance d’y aller quelquefois. […] Il y a des passages d’une grande beauté, une poésie vraiment métaphorique. »

Nauetakuan – un silence pour un bruit

Nauetakuan – un silence pour un bruit

Éditions XYZ

Les barbares numériques – Résister à l’invasion des GAFAM

« Je vais le lire dès qu’il sortira [mardi]. Pour moi, c’est un enjeu d’une actualité criante. Ça fait des années qu’on en parle et qu’on s’inquiète, qu’on dénonce… Je pense qu’Alain Saulnier va aller en partie sur l’angle de la langue parce qu’il identifie les GAFAM comme une extraordinaire menace à la langue au Québec ; c’est effectivement très préoccupant pour quiconque a des ados dans son entourage, de voir comment la culture est conditionnée maintenant par des géants qui sont plus puissants que les États. […] J’ai très hâte de voir son argumentaire et ses recherches ; c’est un observateur aguerri de notre monde médiatique et culturel, très engagé dans les questions du journalisme et de la vie démocratique. »

Les barbares numériques – Résister à l’invasion des GAFAM

Les barbares numériques – Résister à l’invasion des GAFAM

Écosociété