Hommage d’un éditeur à un auteur disparu trop tôt, La ville de vapeur contient 11 nouvelles que Carlos Ruiz Zafón avait suggéré de rassembler dans un recueil. Des clins d’œil posthumes à Barcelone et à des personnages de ses romans. Un dernier cadeau pour ses lecteurs…

Publié le 19 déc. 2021
Éric Clément
Éric Clément La Presse

Découvrir un dernier ouvrage de Carlos Ruiz Zafón est une douleur quand on réalise qu’il a succombé à un cancer en 2020. La ville de vapeur ne nourrit pas comme L’ombre du vent, mais les amateurs de l’écriture unique du romancier catalan ne manqueront pas de se plonger dans ces 11 nouvelles. Pour retrouver les personnages rencontrés dans Le cimetière des livres oubliés. Et ses histoires dont les images vous habitent longtemps. Une signature littéraire qui a fait de lui l’écrivain espagnol le plus traduit dans le monde après Miguel de Cervantes.

C’est d’ailleurs le géniteur de Don Quichotte qui fait l’objet de la nouvelle centrale du livre. Un cavalier y conseille à Cervantes d’écrire un livre dont la renommée sera planétaire ! Les autres nouvelles sont courtes et savoureuses. Une petite fille riche tombe sous le charme d’un petit garçon pauvre à l’imagination fertile. Une demoiselle de Barcelone, gourgandine de luxe, se cherche un père. L’aventure, entre Constantinople et l’Espagne, d’un constructeur de labyrinthes. Un avocat catalan, conseiller des princes, vit comme un ermite sauf pour défier un joueur aux échecs, chaque Noël.

La guerre civile espagnole est aussi en filigrane de deux nouvelles et une autre nous immerge dans l’univers de l’architecte Antoni Gaudí. Des nouvelles qui parlent d’amour, de loyauté, d’amitié et de l’impact de la lecture dans le développement de l’esprit humain. La marque du legs de Carlos Ruiz Zafón.

La ville de vapeur

La ville de vapeur

Actes Sud

194 pages