(Paris) Le prix Décembre a été remis vendredi à Xavier Galmiche pour son roman Le Poulailler métaphysique (Éditions Le Pommier), récit original des interrogations d’un intellectuel fermier.

Agence France-Presse

Connu comme professeur d’université spécialiste de la littérature tchèque et des cultures d’Europe centrale, Xavier Galmiche, 58 ans, raconte l’histoire d’un enseignant qui élève de la volaille en région parisienne. C’est l’occasion d’une réflexion sur notre humanité.

Il a obtenu six voix au deuxième tour contre deux à la poétesse et romancière Laura Vazquez pour La semaine perpétuelle (Éditions du Sous-Sol).

« Ça me laisse sans voix […] Je ne sais pas si vous avez déjà tué une poule, mais c’est une expérience », a déclaré le lauréat lors de la remise du prix à l’hôtel Lutetia à Paris, pour ce « roman autobiographique, un peu ».

Il s’est dit heureux d’être consacré comme écrivain, car « ça a toujours été un peu compliqué pour moi d’allier l’activité de recherche, qui m’occupe beaucoup, et la création littéraire ».

Xavier Galmiche a également évoqué la mémoire d’un de ses animaux. « Notre dindon est mort hier. C’était un dindon royal […] Il était très beau, il faisait tout le temps la roue, il a eu une belle vie ».

Initialement créé, comme son nom l’indiquait, pour récompenser en toute fin d’année un livre injustement oublié des grands prix d’octobre et novembre, ce prix est remis cette année avant même le Goncourt.

Il est notamment convoité par sa dotation importante, de 15 000 euros (21 500 $), avec le soutien de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent.