Quoi de mieux qu’un bon livre, quand on ne peut pas voyager, pour se transporter loin, très loin de chez soi… Chaque semaine, durant l’été, nous vous proposons trois nouveautés de tous genres qui vous entraîneront vers une destination à faire rêver.

Laila Maalouf
Laila Maalouf La Presse

Un jour viendra

Un jour viendra

Un jour viendra

Gallmeister

288 pages

C’est l’histoire d’une famille « qui avait toujours cumulé autant de problèmes que tous les habitants des Marches réunis ». C’est aussi celle des campagnes italiennes du début du siècle dernier, marquée par la pauvreté, la tragédie et la dureté de la vie dans ces contrées liées à la terre. À l’aube de la Grande Guerre, aux côtés de deux frères que tout oppose, on assiste à la naissance des mouvements socialiste et anarchiste et de la révolte contre l’Église dans une Italie qui résiste encore à son unification. Un très beau roman d’une plume émergente, qui rappelle celle de Niccolò Ammaniti.

Le colibri

Le colibri

Le colibri

Grasset

378 pages

De la piazza Savonarola, à Florence, à la via dei Conti de sa jeunesse, Marco Carrera nous entraîne, entre allers-retours du passé au présent, à travers les hauts et les bas de sa vie, jusque sous les pins de la via di Monte Caprino, à Rome, où il se retrouve à lire les accusations infâmes déposées contre lui par son ex-femme et qui ont failli lui coûter la garde de sa fille. Encensé par la presse italienne, ce roman est un voyage divertissant dans l’Italie des 50 dernières années, où même les drames personnels prennent une certaine légèreté dans des décors de carte postale.

Une affaire italienne

Une affaire italienne

Une affaire italienne

Métailié

192 pages

Transportons-nous sous les portiques de Bologne, par un mois de décembre 1953 particulièrement froid, entre manteaux de fourrure et paillettes dorées des décorations de Noël. Dans cette Italie de l’après-guerre, entre deux discussions sur la gastronomie, le festival de San Remo et les variantes dialectales, le commissaire De Luca parcourt la vieille ville aux toits rouges dans un climat de méfiance généralisée, alors qu’il est appelé à enquêter sur une mort étrange. Personnages pittoresques et dialogues cocasses dressent un portrait fort intéressant de l’époque et de ce bastion antifasciste qui a été aux premières loges de l’histoire.