(Paris) La Camerounaise Djaïli Amadou Amal (Les impatientes) fait partie des quatre finalistes retenus mardi pour le Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français qui sera décerné le 10 novembre.

Agence France-Presse

Les impatientes (Emmanuelle Collas), à forte teneur autobiographique, s’articule autour de thèmes forts, le mariage forcé et la polygamie. Pour les autres finalistes, L’anomalie (Gallimard), d’Hervé Le Tellier, tisse un suspense haletant sur un évènement inexplicable que la société occidentale s’échine à rationaliser, tandis que L’historiographe du Royaume (Grasset) de Maël Renouard raconte le Maroc. Enfin, Thésée, sa vie nouvelle (Verdier), de Camille de Toledo, se déroule sur fond de dépression et lourd passé familial.

Ont donc été éliminés de la course finale, Mohammed Aïssaoui, Les funambules (Gallimard), Miguel Bonnefoy, Héritage (Rivages), Irène Frain, Un crime sans importance (Seuil) et Jean-Pierre Martin, Mes fous (L’Olivier).

Le Goncourt a déjà fait parler de lui cet automne avec « l’affaire Carrère » : Yoga, gros succès en librairie, a suscité un débat passionné sur les limites entre fiction et récit véridique, après que l’ex-épouse de l’auteur en ait dénoncé les contre-vérités dans les médias. Finalement, le 6 octobre, le livre a été éliminé de la course au Goncourt lors d’une deuxième sélection.

COVID-19 oblige, c’est par visioconférence que les Académiciens ont délibéré et voté en fin de matinée ce mardi. Le Goncourt avait déjà annoncé en septembre qu’il abandonnait également pour son édition 2020 la traditionnelle cohue au restaurant Drouant à Paris. Le ou la vainqueur (e), le 10 novembre, sera ainsi proclamé depuis le balcon à 12 h 45.