Parenthèse suisse, court récit d’une centaine de pages, est présenté comme à mi-chemin entre la fiction et l’autofiction. On découvre, en 12 chapitres, l’univers et les réflexions d’une jeune Québécoise exilée à Fribourg, en Suisse.

Catherine Handfield Catherine Handfield
La Presse

C’est un tout premier livre pour Jules Clara, qui y raconte ses soirées enfumées entre amis, ce couple épié et suivi jusqu’au bord du lac Léman, cet amant de passage, mais surtout son amour pour le paysage suisse.

Le livre en soi est un exercice de style intéressant, la plume de l’autrice étant à la fois directe et imagée. « La beauté de Fribourg est émouvante, bien plus émouvante que celle de Lausanne. Il y a la Sarine et ses côtes mal déchirées, qu’on a travaillées pour en faire une image. Ce trou béant, bas comme un pied, qu’ils ont farci de rues, de ponts de bois, de pierres. »

De page en page, on attend ce petit quelque chose qui nous donnera envie de continuer, une profondeur, peut-être, ou un fil conducteur, mais ce petit quelque chose ne vient pas, du moins pas autant qu’on l’espérait.

★★½
Parenthèse suisse
Jules Clara
Triptyque
104 pages