Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est faux ? L’un et l’autre se confondent chez David Bowie, disent Maria Hesse et Fran Ruiz, auteurs d’un livre biographique illustré consacré à l’icône rock.

Alexandre Vigneault
Alexandre Vigneault La Presse

Ils ont décidé de raconter son histoire en pointillés, mais en traitant comme des réalités les parts d’imaginaire que l’artiste a revendiquées, dans l’espoir d’en arriver à un portrait qui ne soit pas que biographique, mais artistique, psychologique et esthétique. L’idée est emballante et le récit, qui se lit d’une traite, ouvre en effet une porte intéressante sur Bowie et ses univers intérieurs. Sa relation distante avec sa mère, l’affection profonde qu’il avait pour son frère schizophrène, ses amours folles, ses amitiés (débridée avec Iggy Pop, profonde avec John Lennon, semble-t-il), ses ambitions et ses dépendances.

Le récit (écrit au « je ») est réussi. Les illustrations, moins. Si elles happent parfois sur le plan des sentiments et des atmosphères, on est constamment rebuté par ces visages tirés à grands traits — en particulier celui de Bowie — qui sont empreints d’une laideur souvent dérangeante.

★★★

Bowie
Maria Hesse et Fran Ruiz
Presque Lune
166 pages

IMAGE FOURNIE PAR LA MAISON D’ÉDITION

Bowie, de Maria Hesse et Fran Ruiz