Violent Femmes: jouissif

Trente ans plus tard, le son folk-punk typique... (Photo Bernard Brault, La Presse)

Agrandir

Trente ans plus tard, le son folk-punk typique de Violent Femmes repose toujours sur un mélange unique d'ingrédients simples mais hautement maîtrisés.

Photo Bernard Brault, La Presse

Des visages heureux, il y en avait plein le Métropolis, jeudi soir, pour le spectacle de Violent Femmes. Une soirée nostalgique, livrée néanmoins comme si nous étions en 1983, l'année où le groupe de Milwaukee a lancé son premier album du même nom, un classique, un condensé de tubes que Violent Femmes a interprété dans l'ordre et intégralement, jeudi soir. Il l'avait fait déjà au festival Coachella l'an dernier, au moment de son grand retour.

Dès les premiers accords de Blister in the Sun, la foule jubilait. Accompagné à la batterie de Brian Viglione (à la place de Victor DeLorenzo), Gordon Gano et Brian Ritchie ont balancé leurs hymnes folk-punk de jeunesse tordus avec leur look de «papys hippies». Un dur (mais très cool) rappel que plus de 31 ans se sont écoulés depuis 1983.

La voix de Gano : charnelle et délinquante comme à l'époque. Les solos de l'imposante basse acoustique de Brian Ritchie ? Fougueuse, défoulatoire et dansante comme il y a trois décennies.

La foule a doublé Gano sur l'introduction a cappella de l'irrésistible et classique Add It Up (reprise dans le film Reality Bites). «Day after day I will walk and I will play...»

Un quatrième percussionniste et une section de cuivres accompagnaient à l'occasion le trio de Violent Femmes. Pendant Gone Daddy Gone, Ritchie a joué le xylophone emblématique de la chanson qui a fait danser la foule du Métropolis.

Après l'intégrale jouissive du premier album, Violent Femmes a offert des succès. Certains tirés de son album Hallowed Ground, sorti en 1984, dont les chansons religieuses ont été incomprises à l'époque.

Violent Femmes a même dépoussiéré Never Tell pour répondre à une demande spéciale venant de Facebook. «J'ai trouvé les paroles», a plaisanté Gano.

Trente ans plus tard, le son folk-punk typique de Violent Femmes repose toujours sur un mélange unique d'ingrédients simples mais hautement maîtrisés : la basse acoustique de Brian Ritchie, la batterie haletante effleurée aux balais et la voix d'adolescent de voyou séducteur de Gano.

Sur Gimme the Car, servi en fin de spectacle, il a chanté, comme le disent les paroles, vouloir emprunter la voiture de ses parents pour coucher avec une fille. Et vous savez quoi ? Si on fermait les yeux, il avait 18 ans. Et les spectateurs du Métropolis aussi.




la boite: 1600147:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer