Pokémon Violet et Pokémon Écarlate, deux variantes légèrement différentes du même jeu, ont l’ambition de reprendre les codes habituels de cette franchise, mais dans un monde ouvert où votre avatar se retrouve sur un banc d’école. Rien de révolutionnaire au menu : l’amusement bon enfant habituel que suscitent les pokémons, des aventures dont vous êtes le pilote et des centaines de batailles avec des armes plus farfelues les unes que les autres.

Arrivés en tablette le 18 novembre dernier, Pokémon Violet et Pokémon Écarlate sont essentiellement le même jeu avec de petites nuances. L’Académie Raisin du premier devient l’Académie Orange du second, le professeur Turum devient la professeure Olim, les pokémons légendaires sont soit Koraidon, soit Miraidon, le catalogue des pokémons est légèrement variable. Nous n’avons pas poussé le test jusqu’à multiplier par deux les heures de jeu et nous sommes surtout concentrés sur Pokémon Écarlate.

Révolte des joueurs

Avant d’aller plus loin, mentionnons la controverse qui fait rage dans la communauté des joueurs : de nombreux bogues affligeraient ces jeux. Nintendo, selon des sites spécialisés, a accepté depuis quelques jours de rembourser de nombreux joueurs. Et si les critiques ont généralement été plutôt indulgents, la communauté des joueurs a été sans pitié, donnant des notes catastrophiques aux jeux, notamment une moyenne injuste de 2,8 sur 10 sur Metacritic. Fin de la parenthèse, qui ne nous a pas concerné, puisqu’aucun bogue n’est venu gâcher l’aventure.

CAPTURE D’ÉCRAN

Un peu comme Harry Potter à Poudlard, notre avatar – dont il faut choisir d’entrée de jeu le sexe, le style et le nom – commence ses études à l’Académie Orange, spécialisée dans l’étude des pokémons. Il aura comme mentor une dresseuse Maître, Menzi, peut compter sur la bienveillance du proviseur Clavel et peut s’inscrire à de nombreux cours, notamment pour en apprendre plus sur la biologie de ces êtres imaginaires que sont les pokémons, les mathématiques pour devenir plus efficace en combat, l’histoire de la région de Paldéa que vous aurez à sillonner et même des cours de cuisine pour soigner vos protéger correctement.

Vous tombez rapidement sur vos premiers pokémons à combattre et, si vous ne les avez pas déjà dans votre équipe, à emprisonner dans une Poké Balle pour pouvoir ensuite les envoyer dans l’arène. C’est ainsi que vous vous constituez une écurie dont les poulains prennent de l’expérience, apprennent de nouveaux coups et deviennent de plus en plus puissants. Le but, comme dans tous les jeux Pokémon depuis 1996, consiste essentiellement à remplir son catalogue appelé Pokédex de ces bestioles aux noms rigolos comme Gourmelet, Passerouge ou Granivol qui se battent à coups de Mimi-Queue, d’éclairs, de rayons paralysants et de voix endormante. Pour faire votre chemin et devenir vous aussi un Maître, vous devez affronter d’autres dresseurs, associer le bon pokémon à son rival selon son type (eau, plante, feu) et apprendre à utiliser une nouvelle métamorphose, la téracristallisation, qui le rend encore plus fort. Cette compétence, nous prévient Nintendo, constitue « la clé de la victoire » de cette aventure.

Jauger l’adversaire

Mais pour une des premières fois, le chemin n’est pas tout tracé pour devenir un Maître. C’est à vous de naviguer dans ce monde ouvert dans trois quêtes majeures, par exemple en choisissant la Voie du Maître où vous devrez affronter d’autres dresseurs dans des arènes et vaincre des pokémons dominants gardiens d’ingrédients rares. Votre monture est identifiée dès le départ, en la personne d’un super Pokémon appelé Koraidon qui peut vous transporter sur terre, sur mer et dans les airs.

CAPTURE D’ÉCRAN

Évidemment, on est ici dans le monde des pokémons et les combats ne sont jamais sanglants : on tombe K. O. dans la défaite, les méchants semblent sortis d’un livre pour enfants et la grande majorité des affrontements sont plutôt faciles. Ne vous fiez pas cependant à l’apparente indolence des pokémons, certains vous donneront du fil à retordre si vous ne leur opposez pas le bon adversaire ou la bonne arme.

Le résultat est plutôt rafraîchissant et dépoussière à sa manière la vénérable franchise. Mais les développeurs de Game Freak n’ont pas poussé l’audace jusqu’à modifier réellement ce monde dans lequel des millions de jeunes et moins jeunes joueurs aiment se plonger depuis plus de deux décennies. Oui, on a droit à quelques surprises, mais on se trouve toujours en terrain familier. Rien pour déplaire aux inconditionnels, de toute évidence.

Pokémon Violet, Pokémon Écarlate

  • Développeur : Game Freak
  • Éditeur : Nintendo
  • Genre : Aventure, jeu de rôle
  • Classement : enfants et adultes
  • Nombre de joueurs : un à quatre, local ou en ligne
  • Note : 7 sur 10