(San Francisco) Après Phoenix, en Arizona, San Francisco : les robotaxis de Waymo, la filiale de conduite autonome de Google, emmènent désormais des passagers issus du grand public où ils veulent dans la ville californienne, avec un conducteur présent, mais qui ne touche pas le volant ni les pédales.

Agence France-Presse

Waymo menait déjà des tests avec ses propres employés depuis février, et a commencé à inviter des passagers la semaine dernière, d’après un communiqué publié mardi.

« Nous conduisons dans la ville depuis plus de douze ans, nous avons accumulé plus de kilomètres parcourus en Californie que n’importe quelle autre entreprise du secteur en Californie », rappelle la société.

Ses véhicules à la pointe de l’industrie circulent déjà à Phoenix depuis 2017. Ils sont disponibles sur une zone délimitée, sans chauffeurs, ni dans les véhicules, ni à distance.

La ville américaine, située sur une plaine, bien quadrillée, peu piétonne et très ensoleillée, se prête bien à l’exercice. Waymo dit avoir des « dizaines de milliers de courses complètement autonomes » à son compteur depuis octobre 2020.

« Nous recevons des retours précieux de nos passagers qui nous permettent d’affiner notre offre au fur et à mesure que nous améliorons notre service », a souligné Waymo.

La filiale de Google — dont le siège se situe à côté de San Francisco, dans la Silicon Valley — a acquis une longueur d’avance sur les autres sociétés dans la course à la technologie autonome, comme Tesla et Uber.

Elle a levé plus de 3 milliards de dollars en 2020, et 2,5 milliards lors de son dernier cycle de financement au premier semestre 2021.

Tesla, le groupe d’Elon Musk, fait l’objet d’enquêtes. Ses technologies d’assistance à la conduite « Autopilot » et « Full Self driving » (FSD) sont accusées de faire croire à tort aux automobilistes que les véhicules peuvent se conduire presque seuls.

Le patron de Tesla avait promis la voiture autonome pour 2018, puis avait assuré qu’il ferait circuler des robotaxis début 2020.