(Montréal)
Québec et Ottawa octroient une subvention de 18 millions de dollars pour financer l’accompagnement de PME de commerce de détail dans leur virage numérique.

Antoine Trussart Antoine Trussart
La Presse

Le programme sera piloté par l’Association québécoise de la technologie (AQT), un regroupement d’entreprises en technologie, et l’École des entrepreneurs du Québec (EEQ). Il est financé à parts égales par les deux paliers de gouvernement.

Le programme vise à offrir un accompagnement à 5000 entreprises de moins de 100 employés de partout au Québec d’ici trois ans. L’initiative fait partie de l’offensive de transformation numérique pilotée par Québec et permettra de « combler le retard technologique et accroître la compétitivité et la productivité » des PME québécoises, a déclaré Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie, en conférence de presse mardi.

Cette offensive devrait totaliser des investissements de 130 millions de dollars du gouvernement québécois d’ici le 31 mars 2022.

« Les 5000 entreprises accompagnées c’est un point de départ », a dit le ministre Fitzgibbon.

Les entreprises seront entre autres accompagnées pour la mise sur pied de plateformes transactionnelles qui leur permettront de vendre leurs produits en ligne.

« La meilleure façon d’aider les entreprises c’est d’avoir un accompagnement humain, a dit Mélanie Joly, ministre fédérale du Développement économique. Le but c’est de trouver une façon qu’ils puissent respirer. »

L’accompagnement de l’AQT et des EEQ commencera par un « bilan numérique des compétences internes » en technologie numérique des entreprises, explique Nicole Martel PDG d’AQT. Les entreprises bénéficieront ensuite d’accompagnement personnalisé dans une des huit succursales de l’EEQ, situées dans plusieurs régions de la province.

Le ministre Fitzgibbon croit que cette aide sera complémentaire au site web du Panier bleu qui répertorie des entreprises québécoises qui vendent leurs produits en ligne, mais qui n’est pas une plateforme centralisée de commerce en ligne.

« Les commerçants pourront choisir la place de marché qui leur convient », a-t-il ajouté.