Anniversaires, fête de départ d’un collègue, shower : la demande pour les cagnottes en ligne est en hausse depuis un an, ce qui a permis à la plateforme montréalaise Tiing.ca d’atteindre cette semaine le cap du million amassé.

Karim Benessaieh Karim Benessaieh
La Presse

Deux ans et demi après sa fondation, « plus de 30 000 personnes utilisent notre plateforme, qui est devenue l’outil numéro un au Québec pour organiser des cagnottes en ligne », se réjouit son PDG et cofondateur, Nicolas Goutaudier. Un volet de sociofinancement s’est ajouté graduellement. Un organisateur a ainsi amassé 15 000 $ l’été dernier pour acheter des pizzas aux aide-soignants, une autre a loué un avion avec une « bannière joyeuse » à la mi-février pour envoyer un message d’espoir aux Montréalais.

> Consultez le site Tiing.ca

Bloqueurs de pub

SAISIE D’ÉCRAN LA PRESSE

En compilant les recherches Google sur les bloqueurs de pub, le fournisseur de VPN SurfShark a constaté que c’est en France que les requêtes à ce sujet sont les plus nombreuses. Le Canada, avec 394 requêtes à ce sujet sur 100 000, est le champion des Amériques.

Les publicités sur l’internet ont beau être la seule source de revenus pour bien des sites, elles sont impopulaires. Mais pas partout, a découvert le fournisseur de VPN SurfShark dans une vaste étude internationale plutôt insolite. En compilant les recherches Google sur les bloqueurs de pub, on a ainsi donné le championnat mondial à la France, où 579 requêtes sur 100 000 concernaient ces logiciels. Le Canada les déteste plus que la moyenne, avec 394 requêtes, ce qui en fait le champion des Amériques. À l’autre bout du spectre, c’est en Afrique qu’on trouve les internautes les moins allergiques à la pub. Au Nigeria, à peine une requête sur 100 000 a été faite sur ces « ad blockers », deux au Congo et au Burkina Faso.

> Consultez la carte mondiale « Which countries hate ads the most ? » (en anglais)

Cyberattaques

IMAGE PHOTOS.COM

Deux organisations, l’Autorité bancaire européenne et le Parlement norvégien, ont annoncé avoir été victimes d’une faille qui touche la version web d’Exchange et qui n’a été corrigée par Microsoft que le 2 mars dernier.

Pour un cybercriminel, pouvoir infiltrer un serveur de courriel Exchange dans une entreprise est le rêve ultime. C’est ce qu’une dizaine de ces groupes de pirates ont tenté de faire dans 5000 serveurs surveillés par ESET, révélait cette semaine l’équipe montréalaise de l’entreprise établie en Slovaquie. Plus de 260 000 serveurs dans le monde seraient vulnérables. « Cette faille permet d’exécuter en tant qu’administrateur n’importe quelle commande sur le serveur, de voler les identifiants et d’installer d’autres logiciels malveillants », explique en entrevue Mathieu Faou, chercheur à ESET Montréal. Deux organisations, l’Autorité bancaire européenne et le Parlement norvégien, ont annoncé avoir été victimes de cette faille qui touche la version web d’Exchange et qui n’a été corrigée par Microsoft que le 2 mars dernier.

> Lisez le billet de l’équipe d’ESET Montréal