L’avion-épandeur électrique autonome Pelican, du fabricant californien Pyka, a récemment été certifié pour des vols de développement aux États-Unis.

La Presse

Plusieurs fabricants ont déjà mis sur le marché des drones épandeurs multicoptères, mais les drones ailés vont plus vite, et ils peuvent porter des batteries plus lourdes leur conférant un rayon d’action supérieur, affirme Pyka.

Pyka affirme que son prototype donnera un aéronef beaucoup moins cher à exploiter que les avions-épandeurs à essence pilotés par des humains.

Un autre métier menacé

Pilote d’avion épandeur est un métier assez risqué, avec toutes ces manœuvres à basse altitude. Puisque le Pelican est un avion sans pilote, justement, pas de danger de s’écraser et de se tuer.

Il a 6 m de longueur et son empennage fait 11,5 m. Il a besoin d’une piste (ou d’un champ pas trop bosselé) de seulement 45 m pour décoller avec 285 kg de pesticides ou d’herbicides. Le Pelican peut épandre sur 55 hectares (135 acres) de champs par heure.

Il est mu par trois moteurs électriques de 20 kW qui le font voler à une vitesse de croisière de 145 km/h. Sa batterie au lithium-polymère lui donne une autonomie d’envirion 110 km.

La certification accordée par la FAA (Federal Aviation Administration) américaine permet de à Pyka de faire voler le Pelican en conditions réelles, au-dessus champs agricoles, mais uniquement à des fins de développement. Une certification en bonne et due forme devrait être demandée et accordée pour que Pyka commercialise l’aéronef.

Pour le moment, du personnel de Pyka se rend sur les lieux à épandre pour constituer des plans de vol après avoir colligé tous les obstacles. À partir de ces données, le Pelican fait des passes successives au-dessus des champs, ne déviant jamais de plus de 1 m de la course prévue, ce qui minimise le gaspillage, affirme Pyka.

Il décolle et se pose sans intervention humaine.