(Washington) Les gouvernements à travers le monde utilisent la pandémie comme justification pour intensifier leur surveillance et mieux réprimer la dissidence en ligne, estime l’ONG Freedom House dans un rapport mercredi.

Agence France-Presse

Selon le rapport de l’organisation de défense des droits de la personne basée à Washington, les autorités dans des dizaines de pays ont utilisé la pandémie de COVID-19 pour « justifier des pouvoirs de surveillance étendus et le déploiement de nouvelles technologies qui étaient auparavant considérées comme intrusives ».

« La pandémie accélère la dépendance de la société aux technologies digitales, au moment où l’internet devient de moins en moins libre », estime Michael Abramowitz, président de l’ONG.

« Sans garde-fous adéquats pour la vie privée et l’État de droit, ces technologies peuvent facilement être reconverties (en outil de) répression politique ».

Freedom House constate une baisse des libertés sur l’internet pour la dixième année consécutive, sur la base d’un indice qu’elle établit pour 65 pays. Pour la sixième année consécutive, la Chine est classée en dernière position.

Sur quelque 3,8 milliards d’utilisateurs d’internet, seulement 20 % vivent dans des pays où les activités en ligne sont libres, 32 % dans des pays où elles ne le sont que « partiellement » et 35 % dans des pays où elles ne le sont pas, selon le rapport de l’organisation dont l’indice couvre 65 pays.

Le rapport note un déclin notable dans des pays où les autorités ont imposé des coupures d’internet comme la Birmanie, le Kirghizstan, l’Inde ou encore le Rwanda.